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35 Attractions incontournables à Séville : que voir et quand

35 Attractions incontournables à Séville : que voir et quand

Seville concentre plus de monuments sur moins d'espace que presque n'importe quelle capitale d'Europe. Un petit périmètre du centre ancien abrite une cathédrale avec sa tour, un palais royal et des dizaines d'églises. L'Alcázar à lui seul vous prendra une demi-journée.

Nous avons sélectionné les 35 sites incontournables de la ville et ajouté à chacun des conseils pratiques: comment s'y rendre, quand y aller et quoi voir en premier. L'Alcázar royal reste ouvert jusqu'à 19 h d'avril à septembre (au 09/2026, site de l'Alcázar), vous avez donc aussi la soirée devant vous.

Publicité: cet article contient des liens d'affiliation, nous touchons une commission dessus et le prix reste le même pour vous.

Que voir à Séville

💡 En bref:

  • Commencez par la cathédrale et l'Alcázar, les deux sites les plus visités de la ville.
  • La Plaza de España et le parc María Luisa sont gratuits et accessibles à toute heure.
  • Prévoyez une demi-journée pour l'Alcázar et au moins deux jours pour le reste de la ville.
  • Tarifs et horaires: 09/2026, vérifiés sur le site officiel

Le Guadalquivir coupe la ville en deux. La cathédrale, l'Alcázar et l'hôtel de ville se trouvent sur la rive gauche, tandis que Triana et ses ateliers d'artisans s'étendent sur la rive droite. Le cœur de l'itinéraire se situe entre les deux, et vous pouvez faire la plupart des étapes à pied.

1. La cathédrale de Séville

Dômes et toits de la cathédrale de Séville vus d'en haut© Michal Osmenda from Brussels, Belgium · CC BYPhoto : Michal Osmenda from Brussels, Belgium, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), Wikimedia Commons

La cathédrale de Séville reste la plus grande cathédrale gothique de la planète et l'une des trois plus grandes églises du monde (source: Wikipédia). Elle a été fondée au début du XVe siècle sur l'emplacement d'une mosquée démolie et sa construction a pris plus de cent ans. À l'intérieur, vous découvrirez un mélange de décor gothique, Renaissance et mauresque: figures sculptées, toiles de Murillo et de Morales, cuivres repoussés et grilles plateresques dorées.

Le tombeau de Christophe Colomb est l'un des principaux attraits. Quatre géants de pierre portent le sarcophage sur leurs épaules, et ils représentent les quatre royaumes d'Espagne. Le cardinal Cervantes, Alphonse le Sage et Pierre le Cruel sont enterrés à proximité. Le corps incorrompu de Ferdinand III est exposé près de l'autel de la Virgen de los Reyes.

Neuf portes donnent accès à l'église, et elles sont ouvertes à tour de rôle selon l'affluence. Les guides locaux considèrent l'ostensoir d'Arfe comme le chef-d'œuvre du maître. Des générations d'artistes ont travaillé aux vitraux, et ces toiles de lumière comptent à elles seules comme une attraction.

Réservez un billet pour le mardi ou le mercredi matin: les files d'attente sont plus courtes et les groupes ne sont pas encore arrivés. En avril, un salon artisanal annuel s'installe devant l'entrée, où les artisans locaux vendent céramiques et bijoux.

  • Le bémol: pendant la Semaine sainte et le jour de l'Assomption, les salles sont remplies à capacité et l'entrée se fait par créneau horaire.

2. La Giralda

Panorama de Séville avec le fleuve et les ponts au loin© Gzzz · CC BY-SAPhoto : Gzzz, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

La Giralda est née d'un minaret: la tour a été édifiée au début du XIIe siècle sous domination arabe et a servi pendant cent ans d'observatoire, le plus grand d'Europe. Au-dessus de soixante-dix mètres, les travaux sont l'œuvre de bâtisseurs chrétiens, c'est pourquoi la partie supérieure relève de la Renaissance espagnole. Le nom signifie «girouette»: au XVIe siècle, une statue de bronze de la Foi a été placée au sommet.

La terrasse du clocher fait aussi office de plateforme d'observation. Les cloches, fondues il y a cinq siècles, sont parvenues jusqu'à nous, et une exposition permanente sur la vie quotidienne médiévale se tient à l'intérieur. La montée se fait par des rampes sans marches, si bien que même une personne avec une poussette peut y arriver.

Avec la girouette, la tour dépasse les cent mètres de hauteur: tout le centre historique et le cours du fleuve s'ouvrent depuis le sommet. Venez en première partie de journée: à l'heure du déjeuner, la plateforme se remplit de groupes et vous ne pouvez plus vous frayer un chemin jusqu'aux garde-corps.

  • Pour qui: tous ceux qui veulent voir la ville d'en haut sans longue ascension.
  • Le bémol: à midi, il n'y a presque pas d'ombre sur la terrasse.

3. La Torre del Oro

Façade de l'hôtel de ville de Séville par une journée ensoleillée© Chabe01 · CC BY-SAPhoto : Chabe01, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Le nom de la tour signifie «tour de l'or». Cette structure mauresque à douze côtés a été construite pour surveiller le port et le défendre, et une chaîne tendue à même l'eau la reliait à la rive opposée. Ce dispositif simple pouvait fermer le port aux navires ennemis en quelques minutes.

Les historiens datent la construction des tours du début du XIIIe siècle, et le jumeau situé sur l'autre rive n'a pas survécu. Les murs étaient autrefois décorés de tuiles dorées, et c'est de là que viendrait le nom. Plus tard, la tour a entreposé l'or acheminé depuis les Amériques, et elle a aussi servi de prison, de chapelle et d'entrepôt portuaire.

Les légendes locales ajoutent quelques détails sombres: séismes et morts étranges lors des réparations sont attribués à la malédiction du trésor pillé. Aujourd'hui, la tour abrite le musée naval, et sa collection de maquettes de navires, d'instruments de navigation et d'armes anciennes est considérée comme l'une des meilleures d'Espagne.

  • Pour y aller: à pied le long des quais depuis la Plaza de España, la tour est visible de loin.
  • Le bémol: la tour se dresse au bord d'une route passante, vous ne trouverez donc pas d'endroit tranquille pour les photos.

4. Le palais de l'Alcázar

Patio de las Doncellas dans le palais de l'Alcázar à Séville© لا روسا · CC BY-SAPhoto : لا روسا, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

L’Alcázar est considéré comme le plus ancien palais royal encore en usage en Europe, et la visite vous prendra une demi-journée (informations à jour sur le site officiel). D’avril à septembre, il est ouvert de 9 h 30 à 19 h, et d’octobre à mars il ferme plus tôt, à 17 h. Achetez votre billet en ligne et choisissez le créneau le plus matinal: dès midi, la file d’attente s’étire sur toute la longueur du rempart.

Vous entrez par la porte des Lions, avec ses armoiries et ses céramiques écarlates. Au cœur de l’ensemble se trouve le palais de Pierre Ier avec sa salle du Trône, dont la coupole en bois doré représente l’infini de l’univers. En dessous court une frise avec les portraits des monarques espagnols. À côté se dresse la résidence gothique de Charles Quint avec ses mosaïques de céramique.

La cour des Demoiselles est connue pour ses stucs, ses frises et ses azulejos. Des paons royaux se promènent encore dans les jardins avec leurs fontaines, leurs pavillons et leurs pelouses, et en avril et mai l’air embaume la fleur d’oranger. Officiellement, l’ensemble reste une résidence de la reine d’Espagne, c’est pourquoi certaines salles sont fermées aux visiteurs.

Visites de l’Alcázar sur GetYourGuide

  • Pour qui: tous ceux qui sont prêts à consacrer une demi-journée au palais et aux jardins.
  • Le piège: les heures de gratuité du lundi attirent des files d’attente interminables.

5. Plaza de España

Panorama de la Plaza de España avec le canal et la tour© Carlos Delgado · CC BY-SAPhoto : Carlos Delgado, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

La Plaza de España a été construite pour l’Exposition ibéro-américaine et est immédiatement devenue la carte de visite de la ville. Le bâtiment semi-circulaire avec ses tours entoure un canal, où vous pouvez louer une barque pour une somme modique. Les panneaux de mosaïque le long des murs sont dédiés à chaque province d’Espagne.

La place est modeste par son diamètre, environ deux cents mètres, et pourtant elle accueille une fontaine, un canal, des balustrades et des dizaines de bancs en azulejos. Sa forme rappelle un livre ouvert, et les ponts qui enjambent le canal représentent les quatre royaumes historiques. C’est un endroit facile pour venir avec des enfants: il y a beaucoup d’espace et l’entrée est gratuite.

Les pigeons ici ne craignent pas les gens et viendront prendre la nourriture directement dans votre main. Mieux vaut ne pas acheter de souvenirs aux vendeurs ambulants: les mêmes articles coûtent moins cher dans les boutiques voisines. Si vous avez faim, le déjeuner dans les restaurants du coin revient à une addition moyenne pour le centre, et le café est moins cher ici qu’aux points de vue.

  • Pour qui: tous ceux qui cherchent une promenade sans billets ni files d’attente, et le coucher de soleil ici est le plus beau de la ville.
  • Le piège: en journée, il n’y a presque aucune ombre dans l’espace dégagé.

6. Metropol Parasol

Ombrières en bois en forme de champignons du Metropol Parasol à Séville© Anual · CC BY-SAPhoto : Anual, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Vous trouverez le Metropol Parasol, ou Las Setas, sur la Plaza de la Encarnación. Ses «parasols» géants en treillis de bouleau finlandais reposent sur d'énormes colonnes et sont considérés comme la plus grande structure en bois du monde (à ce jour: office de tourisme de Séville). De l'extérieur, les ailes paraissent légères, tandis qu'à l'intérieur se déploient galeries, couloirs et une promenade sur le toit.

L'histoire du bâtiment a commencé par la démolition d'un vieux marché: des vestiges de constructions romaines ont été découverts en dessous. Pour les préserver, les autorités ont organisé un concours, et le projet de l'architecte allemand Mayer-Hermann l'a emporté. La construction s'est achevée à la fin de la première décennie du XXIe siècle.

Le complexe se compose de structures de parasols distinctes posées sur des colonnes, toutes reliées entre elles. L'édifice de quatre niveaux s'élève à près de trente mètres, s'étend sur cent cinquante mètres de long et couvre soixante-dix mètres de large. En pratique, c'est tout un pâté de maisons sous un seul toit de bois.

Aujourd'hui, le musée archéologique occupe les salles souterraines, le marché central commerce au rez-de-chaussée, et terrasses et espace de concert sont ouverts au sommet. La promenade sur le toit est payante, et le coucher du soleil est le moment à réserver: le panorama de la ville et les courbes du Parasol lui-même sont alors à leur avantage.

  • Pour qui: tous ceux que intéressent à la fois les ruines antiques et l'architecture moderne.
  • Le bémol: en journée, il n'y a presque aucune ombre sur la promenade en bois.

7. Archives des Indes

Bâtiment des Archives des Indes à Séville avec des palmiers et des calèches© Kordas · CC BY-SAPhoto : Kordas, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Les Archives des Indes conservent une collection inestimable de documents sur l'histoire de Séville et de toute l'Espagne. On y garde le journal de bord de Christophe Colomb, une requête officielle de Cervantès, les premières cartes de Magellan et des manuscrits de philosophes. Les fonds racontent les conquistadors, le rôle de l'Espagne dans le destin des Philippines et bien d'autres événements.

Les documents permettent de retracer les plans d'urbanisme de la ville et le passé véritable du pays. Les collections sont vastes, aussi sont-elles présentées de façon sélective: les feuillets les plus précieux sont exposés par roulement. Pour les voir, consultez le calendrier des salles à l'entrée.

Le bâtiment Renaissance a été conçu par l'architecte de Herrera pour la guilde des marchands de Séville. L'histoire a commencé dans la seconde moitié du XVIe siècle, lorsque le roi Philippe II a commandé les plans. La construction s'est étirée sur quatorze ans, et l'intérieur n'a été achevé qu'au siècle suivant.

Aujourd'hui, les archives se visitent gratuitement, et vous pouvez voir des manuscrits originaux dans les vitrines. Le bâtiment se dresse sur l'Avenida de la Constitución, face à la cathédrale, et s'intègre facilement à un itinéraire dans le centre.

  • Pour qui: tous ceux que passionne l'époque des grandes découvertes.
  • Le bémol: les salles d'exposition sont petites et deviennent exiguës quand les groupes défilent.

8. Hôtel de ville

Façade plateresque de l'hôtel de ville de Séville avec des calèches© Anual · CC BYPhoto : Anual, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0), Wikimedia Commons

L'hôtel de ville est le siège des autorités municipales depuis la première moitié du XVIe siècle. Il a été bâti dans le style plateresque purement espagnol, où les façades se couvrent d'un motif qui ressemble à de la dentelle ajourée. L'occasion de sa construction fut le mariage royal de Charles, souverain de Castille, et de la princesse portugaise Isabelle.

Presque toute la structure subsiste dans sa forme d'origine. Une seconde grande entrée a été ajoutée au XIXe siècle et est aujourd'hui considérée comme la principale: la nouvelle entrée donne sur la Plaza Nueva, l'ancienne sur la Plaza de San Francisco. Faites tout le tour du bâtiment pour admirer les sculptures grotesques et les symboles héraldiques de la ville.

La finesse de la sculpture plateresque n'est visible que de près, alors prenez votre temps devant la façade. Sculptures grotesques et blasons se cachent entre les fenêtres et dans les arcs. Vous pouvez regarder l'hôtel de ville de l'extérieur à toute heure, mais la seule façon d'entrer est avec un guide et en groupe.

  • Le bémol: il n'y a pas de visites individuelles, seulement des groupes constitués.

9. Hôpital des Cinq Plaies Saintes

Façade Renaissance de l'hôpital des Cinq Plaies derrière une grille© Chabe01 · CC BY-SAPhoto : Chabe01, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

L'hôpital des Cinq Plaies Saintes ressemble à un ensemble palatial: un bâtiment rectangulaire flanqué de tours aux angles, un vieux jardin, un labyrinthe de haies taillées et des bancs pour se reposer. Un riche noble sévillan a légué sa fortune pour bâtir un grand hôpital destiné aux pauvres, et son testament a été exécuté. Dix patios ont été aménagés à l'intérieur.

La façade principale est ornée de stucs, et l'ancienne église intérieure est considérée comme un modèle du baroque. Pendant de nombreuses années, les pauvres et les soldats y ont été soignés gratuitement, des religieuses des couvents voisins faisant office d'infirmières.

Après 1972, l'ensemble est resté vide pendant près de vingt ans. Puis est venue une restauration, et le bâtiment rénové est devenu le siège du parlement d'Andalousie. C'est pourquoi les salles ne se visitent qu'en semaine, lorsque le parlement ne siège pas. Le jardin et son labyrinthe sont plus librement accessibles, et c'est un endroit agréable où s'arrêter en chemin.

  • Pour qui: tous ceux qui cherchent une promenade tranquille loin de la foule touristique.
  • Le bémol: certains patios intérieurs sont fermés au public.

10. Palais de San Telmo

Façade du palais de San Telmo à Séville© Diego Delso · CC BY-SAPhoto : Diego Delso, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Vous reconnaîtrez le palais de San Telmo à sa longue façade en terre cuite percée de nombreuses fenêtres. Le style est inhabituel pour l'Espagne: ultra-baroque d'esprit mexicain. Le bâtiment date du milieu du XVIIIe siècle et a d'abord abrité une école navale, puis une université et enfin un séminaire.

La façade centrale est ornée de colonnes ouvragées et de figures d'atlantes soutenant un balcon sculpté. En dessous se trouvent des statues symbolisant les sciences nautiques et des sculptures des saints patrons de Séville, dont Telmo, patron des marins. Des figures de citoyens illustres bordent la balustrade.

Aujourd'hui, le bâtiment abrite le gouvernement régional d'Andalousie. Sa chapelle, au décor somptueux, est elle aussi considérée comme un chef-d'œuvre ultra-baroque. La façade est particulièrement belle à la lumière du matin, quand les ombres en révèlent chaque détail.

  • Pour y aller: le palais se dresse à l'extrémité de l'Avenida de la Constitución, juste au bord du fleuve.

11. Parc María Luisa

Allée du parc María Luisa avec des haies et un pavillon© Infrogmation · CC BY-SAPhoto : Infrogmation, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Le parc María Luisa a été aménagé en préparation de l'Exposition ibéro-américaine. Le terrain était un cadeau fait à la ville par la reine María Luisa, et avant le parc se trouvaient ici les jardins de San Telmo. Deux pavillons de cette époque subsistent: ils abritent aujourd'hui le musée des Arts populaires et le musée archéologique.

Parmi les pelouses, les bassins et les allées, les visiteurs passent devant de grands monuments dédiés à des Espagnols célèbres. Roseraies, fontaines, orangers en fleurs et cyprès colonnaires font du parc l'un des lieux les plus photogéniques de la ville. Des motifs mauresques, Renaissance et gothiques s'entrelacent dans le paysage.

Si vous avez envie d'une balade sur le canal, des barques se louent à l'entrée principale et la location fonctionne toute la journée. Les familles viennent ici le week-end, alors les allées centrales s'animent.

  • Pour qui: tous ceux qui cherchent une promenade tranquille à l'ombre par une journée chaude.
  • Le bémol: le week-end, l'entrée principale est bondée et bruyante.

12. Église San Luis de los Franceses

Coupole baroque d'église avec fresques et stucs

L'église San Luis de los Franceses a mis environ cent ans à être construite, à partir du XVIIe siècle. Au fil du temps, le bâtiment a appartenu à l'ordre des jésuites et a servi de monastère, de séminaire, d'hôpital et d'hospice. Aujourd'hui, il abrite un musée et appartient à la ville.

L'église est de style baroque. Les autorités ont financé la restauration des tours, des colonnes et de la coupole. Le bâtiment en forme de croix n'est jamais devenu un lieu de pèlerinage, mais les objets conservés ici sont précieux aux yeux des croyants.

Les restaurateurs ont fait revivre les peintures du plafond, les éléments décoratifs sculptés, les tableaux et les figures de saints. L'autel ultra-baroque est assemblé à partir d'innombrables petits détails, et pourtant il ne paraît pas lourd: toutes les parties se fondent en un seul ensemble. Le meilleur moment pour visiter est la journée, quand la lumière de la coupole tombe sur l'autel.

  • Pour qui: tous ceux qu'intéressent un autel et une peinture baroques.

13. Jardins de Murillo

Allée des jardins Murillo avec le monument à Christophe Colomb© Steven Lek · CC BY-SAPhoto : Steven Lek, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Les habitants appellent les jardins de Murillo un paradis vert. Le parc doit son nom au peintre Bartolomé Esteban Murillo et il est ouvert au public depuis le siècle dernier. Le terrain appartenait autrefois au château royal, et aujourd'hui on s'y promène entre fontaines et parterres de fleurs.

L'un des principaux points d'intérêt du parc est le monument à Christophe Colomb. Ses détails sont profondément symboliques: le lion représente l'Espagne, les deux colonnes blanches l'Europe et l'Amérique, et le navire entre elles porte les noms du roi et de la reine qui ont financé l'expédition.

Les jardins sont célèbres pour leurs fontaines. L'une d'elles porte le nom du peintre sévillan José García Ramos. Les allées ombragées et les bassins font du parc un bon endroit pour une pause dans la chaleur, et le musée archéologique et le parc María Luisa sont tout proches.

  • Pour qui: tous ceux qui cherchent un repos tranquille loin des quais du fleuve.

14. Maison-musée de Murillo

La maison-musée de Murillo a ouvert ses portes aux visiteurs au début des années 1970, et dix ans plus tard, elle faisait partie des circuits touristiques populaires. Le peintre est né et mort à Séville, et il a passé ses dernières années dans cette maison à deux étages de la calle Santa Teresa. La chambre, le salon et la cuisine recréent le cadre du XVIIe siècle.

Panorama aérien de Séville et du Guadalquivir© El-mejor · CC BY-SAPhoto : El-mejor, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

Le musée conserve une collection de tableaux et d'objets personnels du maître. La figure centrale de son œuvre est la Vierge Marie: Murillo lui a donné les traits des Andalouses de souche et choisissait ses modèles parmi les gens du peuple. Pour l'époque, c'était un défi lancé au goût du public.

Le maître a produit environ cinq cents œuvres, commandées surtout par des églises et des monastères. Les œuvres de miséricorde sont devenues le thème principal de son art. Le peintre vivait modestement et a affranchi ses esclaves avant sa mort.

La collection du musée est petite mais authentique: aux côtés des toiles, elle présente des meubles et des objets domestiques de l'époque. Le destin a offert à Murillo une vie de famille heureuse, et ses cinq enfants ont suivi les traces de leur père.

  • Pour qui: tous ceux qui veulent découvrir la vie quotidienne d'une maison sévillane et des toiles originales.

15. Arènes de la Maestranza

Façade des arènes de la Maestranza à Séville© Vincenzo venditti · CC BY-SAPhoto : Vincenzo venditti, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/es/deed.en), Wikimedia Commons

La Maestranza est considérée comme les arènes les plus célèbres d'Espagne. Les travaux de ce grand édifice ont commencé au XVIIIe siècle et la construction s'est étalée sur près de cent vingt ans. Les gradins accueillent environ quatorze mille spectateurs, et une chapelle ainsi qu'une infirmerie jouxtent l'arène.

La saison va du printemps à l'automne. Depuis la mort de Franco, les femmes toreros réapparaissent dans l'arène. La prière à la chapelle avant le combat reste une étape essentielle de la préparation. Des monuments à la gloire de toreros célèbres se dressent près de l'entrée, et un musée de la tauromachie se trouve à l'intérieur.

La façade des arènes forme un polygone à trente côtés, et c'est là que se dresse le monument à la gitane Carmen. Les jours sans corrida, les habitants évitent de parler tauromachie plus que nécessaire. La corrida à Séville est critiquée par les défenseurs des animaux, c'est pourquoi certains visiteurs se contentent de visiter les arènes et le musée sans assister à un combat.

  • Pour qui: tous ceux qui veulent voir l'architecture sans le combat lui-même.
  • Le bémol: pendant les événements, les abords des arènes sont bruyants et bondés.

16. Manufacture royale de tabac

Façade de la manufacture royale de tabac à Séville© Anual · CC BY-SAPhoto : Anual, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

La manufacture royale de tabac est décrite comme un monument de l'architecture industrielle du XVIIIe siècle. Elle a été construite par des ingénieurs militaires, et le tabac brut venu des Amériques y était travaillé à la main. À cause de la poussière de tabac toxique, les ateliers ont été installés hors de l'enceinte de la ville, où ils ont fonctionné jusqu'au milieu du siècle dernier.

La manufacture est entrée dans l'histoire comme le lieu de travail de Carmen, l'héroïne de la nouvelle de Prosper Mérimée et de l'opéra de Georges Bizet. Aujourd'hui, elle abrite le rectorat et plusieurs facultés de l'université de Séville. L'entrée dans le bâtiment est gratuite, mais il est demandé aux touristes de ne pas déranger les étudiants.

La façade baroque de la manufacture est parvenue jusqu'à nous presque inchangée. Les arcs, les panneaux et les peintures de la cour intérieure nous sont parvenus dans leur forme d'origine. L'agencement intérieur a été légèrement adapté à l'arrivée de l'université, mais l'aspect de la cour est resté le même.

  • Pour s'y rendre: la manufacture se trouve avenida de la Constitución, à la lisière sud de la vieille ville.

17. Pont de San Telmo

Pont de San Telmo sur le Guadalquivir à Séville© Anual · CC BY-SAPhoto : Anual, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

L'histoire du pont de San Telmo a commencé par un appel d'offres: des architectes espagnols et français ont présenté différents projets pour une traversée du Guadalquivir. Finalement, la construction s'est transformée en une histoire de coupes budgétaires incessantes. La largeur a été réduite à quinze mètres et la décoration prévue a été abandonnée.

Les premiers essais ont eu lieu en août, et cette date a rempli les habitants d'une crainte superstitieuse. Un destin funeste était prédit au pont, et certaines prédictions se sont réalisées: l'entretien et les réparations ont vidé le budget de la ville pendant des années.

Au départ, c'était un pont levant, mais au milieu du siècle dernier, le mécanisme était usé. Après une grande rénovation, le pont est devenu fixe et les travées ont été élargies à dix-huit mètres. L'espace piéton est resté, et vous pouvez flâner le long du fleuve. Le pont offre une vue sur la Giralda et la Torre del Oro, cela vaut donc la peine de venir jusqu'ici au coucher du soleil.

  • Pour qui: tous ceux qui aiment une promenade en soirée le long du Guadalquivir.

18. Église Santa María la Blanca

Plaza Nueva à Séville avec une statue équestre© Gzzz · CC BY-SAPhoto : Gzzz, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Santa María la Blanca a changé plusieurs fois de religion: une mosquée, puis une synagogue se sont dressées à cet endroit avant que le bâtiment ne passe à l'Église catholique. Les mystiques qualifient le lieu de lieu de pouvoir, et il est difficile de leur donner tort: différentes communautés étaient attirées par ce point précis.

Les chercheurs donnent des dates différentes pour la construction de la mosquée, devenue synagogue au milieu du XIIIe siècle. À la fin du XIVe siècle, l'Église avait pris possession du bâtiment, après quoi la façade a été reconstruite et l'intérieur réaménagé.

Paradoxalement, le mélange des styles a donné au bâtiment une harmonie qui lui est propre. Bas-reliefs, stucs, colonnes et motifs végétaux permettent d'étudier en même temps l'art gothique, l'art mauresque et le baroque andalou. Des œuvres de Murillo et des fresques de maîtres inconnus subsistent à l'intérieur. L'entrée est gratuite, mais les horaires d'ouverture dépendent des offices, alors vérifiez le panneau à l'entrée.

  • Pour qui: tous ceux qui aiment décortiquer les couches architecturales.

19. Immeuble La Adriática

Façade néo-mauresque de l'immeuble La Adriática avec une coupole rayée© Gzzz · CC BY-SAPhoto : Gzzz, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

L'immeuble La Adriática a un peu plus de cent ans. Il a été érigé par une compagnie d'assurances pendant le boom de la construction en Espagne, et son nom vient de l'entreprise. De l'extérieur, le bâtiment de bureaux ressemble à un palais somptueux: l'éclectisme français rencontre la version sévillane du style néo-mauresque.

Tours, colonnes, balcons, stucs et éléments en arc forment un ensemble unique. Les couleurs contrastées et un dôme surmonté d'une girouette soulignent le caractère insolite du bâtiment.

L'entreprise a financé des bâtiments similaires dans diverses villes espagnoles, et dans chaque cas, les architectes ont mis en valeur le caractère du paysage urbain environnant. Aujourd'hui, le bâtiment abrite des bureaux et des banques et les touristes ne sont pas autorisés à entrer, mais vous pouvez admirer la façade et le dôme depuis la rue en vous rendant à la Plaza de España.

  • Pour qui: tous ceux qui photographient non seulement les monuments, mais aussi le paysage urbain.

20. Musée du flamenco

Danseuse de flamenco se produisant dans un patio à arcades© Schnobby · CC BY-SAPhoto : Schnobby, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Le musée du flamenco occupe une maison du XVIIIe siècle dans le quartier de Santa Cruz. Il a été fondé par la danseuse, chorégraphe et actrice Cristina Hoyos, née à Séville. Elle a créé ce musée pour préserver le patrimoine culturel de l'Andalousie.

La collection rassemble tout ce qui touche au flamenco: castagnettes, peignes, robes de femmes et costumes d'hommes, portraits, sculptures et effets personnels de Hoyos. Le bâtiment sert aussi de centre culturel, avec des salles d'exposition et de répétition, un espace de concert, une boutique et un bar.

Les danseurs se produisent trois fois par jour, et les billets pour le spectacle sont toujours très demandés. C'est pourquoi la direction a instauré la réservation des places. Des masterclasses et des cours de guitare espagnole y sont également donnés. Même sans billet pour le spectacle, cela vaut la peine de passer au bar écouter la guitare: c'est là que l'on ressent l'atmosphère du quartier.

Spectacles de flamenco à Séville sur GetYourGuide

  • Pour qui: tous ceux qui cherchent une soirée de flamenco en direct, sans barrière de langue.
  • Le piège: les places pour les spectacles du soir, très prisés, partent à l'avance.

21. Casa de Pilatos

Façade de la Casa de Pilatos à Séville avec une arche© Anual · CC BY-SAPhoto : Anual, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

La Casa de Pilatos, ou maison de Pilate, n'a jamais appartenu à Ponce Pilate, même si le nom laisse penser le contraire. Elle a été construite au tournant des XVe et XVIe siècles, et son architecture mêle la Renaissance à la variante locale du style mauresque. L'histoire de la maison est liée à la dynastie Enríquez, de la haute noblesse.

Les lignes directes de la famille se sont éteintes trois cents ans après la construction, et la maison est restée comme un mémorial de la piété de ses premiers propriétaires. La famille suivante s'est éteinte elle aussi. Aujourd'hui, le bâtiment appartient aux descendants des ducs de Medinaceli, qui y vivent et financent sa restauration.

La légende veut que la distance entre les ruines du véritable palais de Pilate et le Golgotha soit égale à celle qui sépare la copie sévillane de la chapelle Cruz del Campo. Le chemin de croix annuel part d'ici, et la procession attire des milliers de pèlerins. Le palais est ouvert aux visiteurs, et ses patios intérieurs donnent une idée de la vie de la noblesse.

  • Pour qui: tous ceux qu'attirent les légendes et les cours cachées.

22. Église du Salvador

Bâtiment de l'hôtel de ville de Séville sur la Plaza Nueva© Chabe01 · CC BY-SAPhoto : Chabe01, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Les habitants appellent plaisamment El Salvador «l'église qui se cache». Elle se dresse à l'emplacement d'une mosquée musulmane dont des fragments ont été intégrés aux fondations. Les guides donnent l'adresse de différentes manières, si bien que les visiteurs cherchent l'église une carte à la main.

Les travaux de la deuxième église la plus importante de la ville ont commencé vers le XVIe siècle. Deux cents ans plus tard, l'architecture a été modifiée, et presque rien ne subsiste du décor d'origine. L'extérieur actuel suit les canons du baroque tardif, même si l'on devine des touches rococo dans l'ornementation.

À l'intérieur, les fresques sur des sujets bibliques, les tableaux de Murillo et les sculptures de Montañés sont magnifiquement conservés. Les pèlerins viennent ici pour voir les œuvres des grands maîtres, écouter de la musique d'orgue et assister à la messe. Prévoyez votre visite le matin: des offices ont lieu dans la journée et l'accès à l'autel est restreint.

  • Pour qui: tous ceux qui veulent voir une église paroissiale en plus de la cathédrale.

23. Palais de la comtesse de Lebrija

Le palais de la comtesse de Lebrija est un monument du XVIe siècle et, en même temps, un musée d'art avec des pièces antiques et médiévales. Des salles distinctes sont consacrées à des chefs-d'œuvre orientaux, ce qui sied à Séville, où l'on ressent encore l'écho de la domination mauresque. Le nouveau palais s'est littéralement greffé sur le bâtiment plus ancien, alors en ruine.

Patio avec une mosaïque romaine et des arcs mauresques© Benjamin Smith · CC BY-SAPhoto : Benjamin Smith, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

La propriétaire du palais était l'une des femmes les plus cultivées de son temps. Après sa mort dans les années 1930, le bâtiment est passé entre les mains de plusieurs propriétaires parmi ses proches, et il n'a ouvert au public qu'au début du XXIe siècle.

Les intérieurs ont été composés sur treize ans, littéralement pièce par pièce: de véritables mosaïques romaines antiques, des céramiques étrusques, des vases anciens et des meubles ayant appartenu au dernier roi de France. Des pans de parquet ont été apportés d'autres palais, des panneaux de plafond d'un château médiéval, des plinthes d'un monastère à moitié en ruine. Pourtant, rien ne semble improvisé: chaque salle est conçue comme un ensemble cohérent.

Il vaut mieux visiter les salles le matin, avant l'arrivée des groupes, et faire une pause à l'ombre du jardin. La collection est privée, aussi les horaires de visite changent parfois.

  • Pour qui: tous ceux qui aiment les collections privées d'antiquités et de mobilier.

24. Casa de Salinas

Patio mudéjar avec arcs sculptés et colonnes© CarlosVdeHabsburgo · CC BY-SAPhoto : CarlosVdeHabsburgo, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Casa de Salinas se traduit par «maison de la famille Salinas». Les historiens la datent du XVIe siècle, après quoi le bâtiment a changé de mains de nombreuses fois et s'est peu à peu dégradé. Au début du XIXe siècle, la dynastie Salinas s'est trouvée face au problème de la restauration d'un monument architectural.

La maison, voisine du palais royal, s'intégrait parfaitement à l'ensemble, et il aurait été dommage de modifier une façade où s'entremêlent les styles gothique, mauresque et Renaissance. Les propriétaires ont choisi une restauration coûteuse, au plus près de l'apparence d'origine, et le pari a été gagnant.

De l'extérieur, le bâtiment paraît austère: petites fenêtres et portails massifs rappellent l'époque où chaque maison devenait une forteresse. À l'intérieur, vous découvrirez un univers de teintes pâles, de décorations élégantes, de peintures murales et d'azulejos. La lumière vient d'un patio intérieur à colonnes et galeries ouvertes. La maison abrite un restaurant et accueille des concerts. Mieux vaut acheter votre billet en ligne: les files d'attente sont plus courtes en semaine, et les salles se remplissent le week-end.

  • Pour qui: tous ceux qui veulent voir une maison d'époque habitée et dîner sur place.

25. Basilique de Jesús del Gran Poder

La basilique de Jesús del Gran Poder attire des pèlerins du monde entier. Elle a été construite dans les années 1960, et sa façade néobaroque semble presque factice à côté des autres églises de Séville. L'église a peu changé depuis sa construction, et le mérite en revient à ses paroissiens.

Portail baroque de la basilique sur la Plaza de San Lorenzo

La principale relique de l'église est une sculpture du Christ réalisée au XVIIe siècle par le maître Juan de Mesa. À la lueur des cierges, le Sauveur semble tout à fait vivant. Le sculpteur n'a vécu que quarante-quatre ans, et presque toutes ses œuvres destinées aux églises sont devenues des objets de vénération.

Les offices n'y ont jamais cessé, même pendant les années difficiles où des catastrophes naturelles ont frappé l'Andalousie. Les habitants comparent la basilique à une île de calme dans la mer agitée du quotidien. L'église est petite, aussi la visite prend peu de temps et se combine facilement avec une promenade dans le quartier.

  • Pour qui: tous ceux qui cherchent une visite tranquille et une initiation à la sculpture religieuse.

26. Alameda de Hércules

Alameda de Hércules avec colonnes, arbres et passants© Michiel1972 · CC BY-SAPhoto : Michiel1972, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

L'Alameda de Hércules était à l'origine un jardin-promenade au XVIIe siècle, avant de devenir une place. Pendant trois cents ans, un barrage se trouvait à proximité, ce qui faisait monter la nappe phréatique et transformait les lieux en marécage. Le comte de Barajas a financé l'assèchement du terrain ainsi que la création de canaux et de fontaines.

Des arbres ont été plantés et des colonnes érigées, dont deux sont considérées comme de véritables monuments antiques. Les colonnes se répartissent entre sud et nord selon l'orientation: les premières portent les statues d'Hercule et de Jules César, les autres des lions symbolisant l'Espagne et l'Andalousie.

Avant la guerre civile, la place était un lieu de prédilection des aristocrates, puis elle est devenue l'un des endroits les plus dangereux de la ville. Après une rénovation au début du XXIe siècle, elle est redevenue un lieu de détente respectable, avec bars, restaurants et musique live. L'endroit est plus calme en journée, tandis que le soir les lumières s'allument et les terrasses d'été ouvrent.

  • Pour qui: tous ceux qui aiment flâner le soir, une fois les lumières allumées.
  • Le piège: tard le soir, le quartier reste bruyant.

27. Église San Lorenzo

Façade rouge et clocher de l'église San Lorenzo© Anual · CC BY-SAPhoto : Anual, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Vous trouverez l'église San Lorenzo dans le quartier du même nom. Elle a été fondée vers le XIIIe siècle et achevée au XIVe, mais les travaux ne se sont pas arrêtés là: des chapelles sont venues peu à peu s'ajouter à la structure principale. Le résultat est un édifice éclectique où se rencontrent les styles baroque, gothique et mauresque.

L'église conserve des fresques dont l'attribution fait débat parmi les historiens. L'histoire du retable rappelle comment l'ambition peut mettre un bon projet en suspens: les premiers artisans ont refusé de poursuivre le travail, et l'ouverture de l'église a été repoussée indéfiniment.

La dynastie de sculpteurs de Ribas a sauvé la situation: ils ont créé un retable qui, de l'avis des habitants, n'a pas son égal en Espagne. L'objet de vénération principal de l'église n'a jamais changé: la sculpture de San Lorenzo. L'entrée est gratuite, mais les horaires des offices varient, mieux vaut donc se renseigner sur place.

  • Pour qui: tous ceux qui explorent les églises paroissiales hors des sentiers touristiques.

28. Pont de la Barqueta

Pont de la Barqueta, blanc et arqué, sur le fleuve© Michiel1972 · CC BY-SAPhoto : Michiel1972, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

Le pont de la Barqueta relie les deux rives du Guadalquivir et mène des vieux quartiers aux parcs à thème et aux centres commerciaux. Ce n'est pas un monument ancien: le montage a été achevé au début des années 1990. Selon les spécialistes, la structure résiste exceptionnellement bien aux contraintes mécaniques.

L'arche du pont mesure plus de deux cents mètres de long. Les éléments de structure ont été livrés par barge, puis les spécialistes ont assemblé les sections sur place. Cette approche a fait économiser une somme considérable à la ville.

L'espace piéton a ouvert en premier, suivi par les voies de circulation. Le pont est rapidement devenu l'une des cartes de visite de la ville et s'est imposé sur les itinéraires populaires. Il s'illumine le soir et offre un panorama sur la ville.

  • Pour y aller: à pied depuis Triana en longeant les berges du fleuve.

29. Église Santa Ana

Plaza Nueva à Séville avec un monument© o_andras · CC BY-SAPhoto : o_andras, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

L'église Santa Ana a été construite sur ordre du roi Alphonse X de Castille. Le souverain a été miraculeusement guéri d'une maladie oculaire à Séville et a ordonné la construction d'une église. Les historiens datent le début des travaux de la seconde moitié du XIIIe siècle, et cent ans plus tard, un violent tremblement de terre a endommagé les murs et la toiture.

Deux siècles de restauration attendaient l'édifice gothique. L'église a été agrandie de nouvelles chapelles, et cent ans plus tard, un autre séisme a de nouveau causé des dégâts, les paroissiens ont une fois de plus donné des fonds pour les réparations. Un nouveau retable a été installé plus tard et restauré en préservant ses éléments d'origine.

L'église est populairement connue comme l'église des gitans, et de nombreuses superstitions sont attachées à son mobilier. Les paroissiennes malchanceuses en amour frappent sept fois l'une des pierres tombales. Le remplacement des carreaux et l'ajout d'une grille métallique n'ont pas mis fin au rituel. L'église se dresse au cœur de Triana, il est donc facile de la combiner avec une promenade dans les rues artisanales.

  • Pour qui: tous ceux qui veulent découvrir Triana avec son église principale.

30. Musée de la céramique de Triana

Le musée de la céramique de Triana occupe le bâtiment d'une ancienne fabrique portant le nom de Santa Ana. La production a décliné, et construire de nouveaux ateliers sur l'ancien site s'est révélé peu rentable. Les restaurateurs ont donné une seconde vie au bâtiment et ont fait revenir les fours, les cuves à argile et les meules.

Cour du musée de la céramique avec une façade faite de tubes© CarlosVdeHabsburgo · CC BY-SAPhoto : CarlosVdeHabsburgo, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Les habitants ont recréé avec minutie le cadre d'un atelier de céramique du XVIe siècle. La poterie était le principal commerce de Triana, et aujourd'hui vous pouvez voir ici comment fonctionne tout le processus.

Les technologies modernes produisent des pièces plus régulières, mais elles ne peuvent pas remplacer le travail manuel, dont la beauté réside dans les formes et les couleurs naturelles. Le bâtiment du musée, sur deux étages, attire tous ceux qui ont la passion de l'histoire de la poterie, et sa popularité ne cesse de croître. Des ateliers en activité fonctionnent à proximité, où vous pouvez observer les potiers au travail.

  • Pour qui: tous ceux qui cherchent des souvenirs artisanaux faits main.

31. Musée des Beaux-Arts

Façade baroque du musée des Beaux-Arts© Pepe Morón · CC BYPhoto : Pepe Morón, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0), Wikimedia Commons

Le musée des Beaux-Arts occupe un ancien couvent. Les premiers bâtiments de style mauresque sont apparus ici au XIIIe siècle, et les guerres napoléoniennes n'ont pas épargné Séville: le couvent a survécu à un incendie, et certains de ses murs ont été entièrement détruits. La restauration du bâtiment principal et de l'église du couvent a pris environ un quart de siècle.

Des éléments classiques sont venus enrichir le décor, et les patios intérieurs et les galeries ont de nouveau été ornés de céramiques sévillanes. Les spécialistes considèrent comme un miracle qu'un panneau de carreaux représentant la Vierge Marie, œuvre de potiers habiles, ait survécu.

Les œuvres sur des thèmes religieux de artistes locaux constituent une grande partie de la collection. Des chefs-d'œuvre de Bilbao, Velázquez et Zurbarán sont accrochés dans les galeries, et devant la façade se dresse un monument à Murillo, dont les tableaux figurent aussi dans la collection. La collection remplit quatorze salles et est considérée comme l'une des meilleures d'Espagne.

Billets pour le musée des Beaux-Arts sur Tiqets

  • Pour qui: tous ceux qui veulent voir des tableaux de Velázquez et de Murillo au même endroit.
  • Le piège: les billets pour les heures populaires partent à l'avance, achetez donc en ligne.

32. Parc à thème Isla Mágica

Porte d'entrée du parc Isla Mágica à Séville© CarlosVdeHabsburgo · CC BY-SAPhoto : CarlosVdeHabsburgo, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

Isla Mágica, le parc de l'«île magique», est ouvert au public depuis la fin des années 1990. Le site est divisé en huit zones avec des attractions, des cafés, des restaurants, des cinémas et des scènes de spectacle. On y trouve aussi un très grand nombre de fontaines et de bassins.

Pas besoin de voyager en Inde, en Amazonie ou dans les Amériques pour découvrir les cultures de différents peuples: les attractions créent une atmosphère d'aventure et font découvrir aux enfants comme aux adultes des merveilles venues d'ailleurs. L'île des Enfants et la zone thématique El Dorado occupent une place à part.

Le parc est saisonnier, vérifiez donc le calendrier et les horaires d'ouverture avant de partir. Il dispose de tout ce qu'il faut pour les fêtes d'enfants et les sorties de groupe. Un billet complet est rentable si vous passez la journée entière ici: en une demi-journée, vous ne ferez même pas le tiers des zones.

  • Pour qui: les familles avec enfants, pour une journée complète.

33. Hospital de los Venerables

Nef d'église peinte avec un orgue doré© Jl FilpoC · CC BY-SAPhoto : Jl FilpoC, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

L'Hospital de los Venerables a été construit dans le style baroque au XVIIe siècle. Au cours de son histoire, il a servi à diverses fins, a frôlé la démolition et n'a cessé d'impressionner même les personnes peu intéressées par l'art. Au début, des prêtres âgés y finissaient leurs jours: une confrérie leur offrait le gîte et les soins médicaux.

La construction de l'église San Fernando a ouvert un nouveau chapitre dans la chronique de l'hôpital. L'église, avec son décor somptueux, ses fresques et ses figures en relief, subsiste encore aujourd'hui, et la cour intérieure avec sa galerie est restée presque inchangée. Entrez dans la cour: elle est librement accessible et montre à quoi ressemblait le bâtiment avant la restauration.

Au début du XIXe siècle, l'institution a traversé des moments difficiles: certains voulaient s'approprier le bâtiment. Le litige est remonté jusqu'au palais royal, et seule l'intervention de la couronne a remis les choses en ordre. Aujourd'hui, c'est un centre culturel qui accueille des événements publics, et l'une des salles est consacrée à l'œuvre de Velázquez.

  • Pour qui: tous ceux qui veulent jeter un œil à l'intérieur d'une cour baroque restaurée.

34. Monastère de Santa María de las Cuevas

Porte du monastère de la Cartuja et cheminée d'usine© The original uploader was Asterion at English Wikipedia . · CC BY-SAPhoto : The original uploader was Asterion at English Wikipedia ., CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5), Wikimedia Commons

Le monastère de Santa María de las Cuevas est vieux de sept siècles et classé monument national. Dans ses bâtiments, le style mauresque côtoie le gothique. On extrayait autrefois l'argile sur ce site pour fabriquer les célèbres azulejos de Séville, et une image de la Vierge a été découverte dans les grottes.

Les guerres napoléoniennes y ont aussi laissé leur empreinte: les soldats français ont transformé le bâtiment en caserne et ont fouillé le monastère à la recherche de ses trésors. Plus tard, le marchand anglais Pickman a racheté l'édifice en ruine et y a installé une fabrique de céramique.

À la fin du siècle dernier, les défenseurs du patrimoine ont obtenu de l'État qu'il reconnaisse la valeur unique des bâtiments du monastère. L'usine a été déplacée ailleurs, et un centre régional d'art contemporain a été installé entre les murs de Santa María de las Cuevas. L'entrée des salles d'exposition est gratuite et les expositions changent régulièrement, alors consultez la programmation en cours avant votre visite.

  • Pour qui: tous ceux qui s'intéressent à l'art contemporain entre des murs chargés d'histoire.

35. Basilique de La Macarena

Voûte peinte et autel doré de la basilique de la Macarena© José Luiz · CC BY-SAPhoto : José Luiz, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

La basilique de La Macarena compte parmi les églises catholiques les plus connues d'Espagne. Cette somptueuse église baroque a été construite au milieu du siècle dernier dans le quartier de La Macarena, qui lui a donné son nom. Sa relique et son mystère principaux sont l'image miraculeuse de la Vierge Marie, une sculpture dont les larmes sont en cristal de roche.

Les chroniques historiques ne mentionnent pas l'origine de la statue. Les spécialistes suggèrent qu'un maître du XVIIe siècle l'a réalisée pour un commanditaire privé. La basilique abrite une collection de bijoux: ce sont des offrandes de personnes qui ont reçu de l'aide après avoir prié devant la statue miraculeuse.

Des offices y sont célébrés et un musée est installé sur place. Les processions annuelles de la Semaine sainte attirent des dizaines de milliers de pèlerins, pour qui y participer est une forme de pénitence. Si votre voyage tombe pendant la Semaine sainte, arrivez au début de la procession: la foule est immense, et mieux vaut réserver votre place tôt.

  • Pour qui: tous ceux qui viennent à Séville pour la Semaine sainte.

C'est ici que s'achève la liste des sites incontournables, mais la ville offre bien plus que cela. Si vous souhaitez planifier des visites guidées à l'avance, jetez un œil à cette sélection de visites de Séville.

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Voici les visites guidées les plus populaires de la vieille ville.

Les sites de Séville sur la carte

Ouvrez la carte et planifiez votre itinéraire: la plupart des lieux sont à distance de marche les uns des autres. La cathédrale, l'Alcázar, l'hôtel de ville et les Archives des Indes sont proches les uns des autres, il est donc facile de les couvrir en une journée. Triana et Isla Mágica se visitent mieux séparément, un autre jour. Vous pouvez commencer l'itinéraire à la cathédrale et le terminer sur les quais du fleuve, près de la Torre del Oro.

⁉️🤔 Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour visiter Séville?

Trois jours suffisent pour une visite confortable. Le premier est consacré à l'Alcázar et ses jardins ainsi qu'à la cathédrale avec La Giralda, le deuxième au centre, à la Plaza de España et au parc María Luisa, le troisième à Triana et aux quais du fleuve. Si vous ajoutez Isla Mágica et les musées, prévoyez quatre jours sans vous presser: les distances sont courtes, mais il y a beaucoup à voir.

Qu'est-ce qui coûte le plus cher, l'Alcázar ou la cathédrale?

Les deux sont payants, et les tarifs exacts varient selon la saison. Leur coût est comparable, alors achetez vos billets en ligne à l'avance. Vous entrerez ainsi à l'heure qui vous convient et vous ne perdrez pas de temps à faire la queue au guichet.

Que peut-on voir gratuitement à Séville?

La Plaza de España, le parc María Luisa, les jardins Murillo et l'Alameda de Hércules sont gratuits. L'Alcázar propose des heures d'entrée gratuites le lundi, mais les files d'attente sont alors énormes. L'entrée des Archives des Indes, du monastère de Santa María de las Cuevas et de plusieurs églises est également gratuite.

Comment rejoindre le centre depuis l'aéroport?

Un bus relie l'aéroport de Séville au centre, et les trains de la gare de Santa Justa connectent la ville au reste de l'Espagne. Depuis l'arrêt de bus, vous pouvez rejoindre à pied la cathédrale et l'Alcázar. Un taxi ou un transfert est plus pratique avec des valises, mais le temps gagné reste minime.

Quelle est la meilleure période pour visiter Séville?

Le printemps et l'automne sont les plus agréables. En été, la chaleur rend les visites presque impossibles à midi, et les promenades sont décalées au petit matin. En hiver, la ville est douce, mais certains points de vue ferment plus tôt. Pendant la Semaine sainte, les prix et les files d'attente atteignent leur maximum.

En bref: ce qu'il vaut la peine de réserver

Si vous avez une journée: la cathédrale avec La Giralda et l'Alcázar, et gardez le reste pour une prochaine fois.

Si vous avez un week-end: ajoutez la Plaza de España, le parc María Luisa et une promenade dans Triana.

Si vous voyagez avec des enfants: Isla Mágica vous prendra une journée entière, et le soir, allez voir un spectacle de flamenco.

Les hébergements dans le centre partent vite, surtout pour la Semaine sainte et en avril. Trouvez un hôtel à Séville sur Trip.com