
Que voir à Athènes : 30 lieux, billets et conseils pratiques
Athènes s'étend autour d'une colline rocheuse couronnée par l'Acropole. Presque tout le monde commence par là, et presque tout le monde s'y prend mal. Il existe plusieurs types de billets, les files d'attente sont longues et, à la mi-journée, la chaleur transforme l'ascension en véritable calvaire.
C'est plus simple à comprendre qu'il n'y paraît. Le billet combiné pour les sept principaux sites antiques a été supprimé en avril 2025, chaque site nécessite donc désormais son propre billet (en 09/2026, billets et horaires de l'Acropole).
Vous trouverez ci-dessous 30 lieux à Athènes avec les tarifs, les horaires d'ouverture et les distances sur la carte. De l'Acropole et du Parthénon au stade panathénaïque et à la colline du Lycabette.
Athènes: l'essentiel sur les sites
💡 En bref:
- Un billet pour l'Acropole coûte 30 €, et le billet combiné pour sept sites n'existe plus.
- Rendez-vous à l'Acropole dès l'ouverture: à 11h00, il y a déjà la queue à l'entrée.
- Les moins de 18 ans entrent gratuitement dans les monuments antiques.
- Tarifs et horaires d'ouverture: 09/2026, vérifiés sur le site officiel de l'Acropole.
Lieu | Entrée | Horaires | Fermé | Source |
|---|---|---|---|---|
Acropole | 30 €, réduit 15 € | 8h00-20h00, en été | aucun | |
Musée archéologique national | 20 € | 8h00-20h00 | lundi | |
Musée byzantin | 8 €, réduit 4 € | 8h00-20h00 | lundi | |
Musée d'art cycladique | 7 €, réduit 3,5 € | 10h00-17h00 | mardi | |
Musée Benaki | 9 €, réduit 7 € | 9h00-17h00 | mardi | |
Musée de la guerre | 3 €, réduit 1,5 € | 9h00-14h00 | lundi |
Athènes se découpe facilement en trois parties. D'abord l'Acropole antique et ses pentes, ensuite l'agora antique et ses alentours, et enfin le triangle des musées sur l'avenue Vasilissis Sofias. Ainsi, vous ne ferez pas des allers-retours incessants à travers la ville, et vous gagnerez du temps.
Le métro relie tous les points clés. De la station Acropole à Monastiraki, il n'y a que deux arrêts, et de là vous débouchez directement dans les quartiers anciens. Vers le soir, montez sur les collines: la lumière est plus douce et le panorama de la ville nettement plus beau.
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1. L'Acropole d'Athènes
L'Acropole se dresse sur une colline rocheuse que l'on aperçoit depuis presque partout à Athènes. Le mot lui-même signifie «ville haute», et cela décrit précisément son rôle. Des temples et des sanctuaires y ont été construits au Ve siècle avant notre ère, et en temps de guerre ils servaient de refuge aux habitants. L'ensemble du site figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO (selon le portail touristique officiel de la Grèce).
L'ascension vaut la peine, même pour ceux qui sont convaincus que les ruines sont ennuyeuses. Les colonnes de marbre blanc sur le ciel du sud ont un air monumental, et les bâtisseurs de l'Antiquité ont travaillé à cet ensemble pendant plusieurs siècles. Le complexe comprend le Parthénon, le temple d'Athéna Nikè, les Propylées et d'autres édifices. La restauration est toujours en cours, vous verrez donc des échafaudages à presque chaque détour.
© HerrAdams · CC BY-SAPhoto : HerrAdams, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsIl n'y a presque aucun original sur l'Acropole elle-même. Les sculptures ont été remplacées par des copies exactes, tandis que les vraies sont conservées dans des musées du monde entier, où elles sont protégées de l'érosion. Une partie des marbres du Parthénon est exposée au musée de l'Acropole au pied de la colline. Cela vaut la peine d'y entrer pour voir les originaux de près.
Prévoyez votre visite le matin, avant que le soleil ne monte trop haut. Il n'y a presque pas d'ombre sur le plateau, et vers midi la montée devient une épreuve. L'eau et les souvenirs sont nettement moins chers au pied de la colline qu'au sommet, alors achetez tout avant. En été, la file d'attente à l'entrée s'étire sur une heure ou plus, et un créneau horaire vous aide à la contourner.
Si les antiquités ne vous suffisent pas, passez par le marché central d'Athènes après votre descente. Il est tout proche, ouvre le matin et offre un joli contraste avec le calme de la colline.
S'y rendre: station de métro Acropole, puis une dizaine de minutes à pied (d'après la carte).
Coût: entrée 30 €, tarif réduit 15 € (à jour en 09/2026, site web du site archéologique).
Le piège: il n'y a presque pas d'ombre au sommet, et l'eau à l'entrée coûte plus cher qu'en ville.
2. Le Parthénon
Le Parthénon occupe la place centrale de l'ensemble sur la colline de l'Acropole. C'est le temple de la déesse Athéna Parthénos, et son image est reconnue même par ceux qui ne sont jamais allés en Grèce. Pour beaucoup, la révélation est que les colonnes qui semblent droites ne le sont pas du tout. Les architectes ont utilisé des corrections optiques pour que le temple paraisse parfaitement régulier depuis le sol.
© Giles Laurent · CC BY-SAPhoto : Giles Laurent, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsL'emplacement du temple a été choisi pour que le bâtiment semble prolonger le rocher et paraisse grandir à mesure que vous approchez. En raison de l'inclinaison des colonnes, trois murs sont visibles en même temps depuis l'entrée centrale. Les éléments répétitifs donnent à la structure harmonie et élégance. Tout le temple est construit en marbre blanc, et le temps y a laissé ses marques: la face sud a jauni au soleil, tandis que la face nord a une teinte violacée (selon le ministère grec de la Culture).
Arrêtez-vous et observez attentivement la colonnade. Vous ne pouvez pas toucher le marbre, mais vous pouvez le photographier librement. Les sculptures ont été créées sous la direction de Phidias, et nombre des détails décoratifs sont aujourd'hui dispersés dans les musées du monde entier. Faites le tour complet du temple: il est différent de chaque côté.
3. Le théâtre de Dionysos
Le théâtre de Dionysos se trouve sur le versant sud-est de l'Acropole. C'est ici qu'est né le théâtre classique que nous connaissons aujourd'hui. Le premier bâtiment était en bois, mais au fil du temps il a été reconstruit en marbre. Le théâtre n'a jamais eu de toit, si bien que chaque représentation se déroulait en plein air.
© Rrburke · CC BY-SAPhoto : Rrburke, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia CommonsL'acoustique de l'amphithéâtre est encore stupéfiante: même le spectateur le plus éloigné pouvait entendre l'orateur. L'auditorium accueillait environ 17 000 personnes, soit à peu près la moitié de la population de l'Athènes antique (selon le portail national Visit Greece). Vous pouvez tester l'acoustique sur place: dites quelque chose depuis la scène et écoutez l'écho.
Le premier rang était réservé aux invités d'honneur et comptait 67 sièges en marbre rare. Sur les sièges conservés, vous verrez les noms de leurs propriétaires gravés. À l'époque romaine, le théâtre a été reconstruit pour les combats de gladiateurs et des garde-corps en fer ont été ajoutés. Après plusieurs siècles d'utilisation, le bâtiment a été abandonné, et il a été récemment restauré avec d'autres sites de l'Acropole.
4. La bibliothèque d'Hadrien
Parmi les colonnes à demi ruinées au milieu d'Athènes se trouvait autrefois une bibliothèque, et aujourd'hui sa fonction est presque impossible à deviner. Dans l'Antiquité, ce monument a été construit à la gloire de la sagesse humaine. On y conservait des manuscrits, il y avait des salles de lecture, et la cour abritait un jardin avec des fontaines. À l'intérieur du spacieux bâtiment, décoré d'or et de statues de marbre, vous pouviez échapper à la chaleur.
© C messier · CC BY-SAPhoto : C messier, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsLe bâtiment a servi de bibliothèque pendant moins d'un siècle. Pendant plus de deux siècles et demi, il a été reconstruit plusieurs fois et sa fonction a changé. Seul le mur ouest en marbre a survécu, restauré en 2004 et ouvert aux visiteurs (selon le site officiel du tourisme grec). Comme d'autres ruines grecques, la bibliothèque d'Hadrien est intéressante précisément en tant que fragment: à partir d'elle, vous pouvez imaginer l'ampleur de l'ensemble de la structure.
5. L’Odéon d’Hérode Atticus
Il y a deux théâtres sur la colline de l’Acropole. Alors que le théâtre de Dionysos impressionne par ses dimensions, l’Odéon d’Hérode Atticus attire par son histoire romantique et ses concerts d’été. Ce bâtiment indépendant se dresse sur le versant sud et a été construit bien plus tard que ses voisins: au IIe siècle apr. J.-C. L’idée et les fonds venaient du philosophe et orateur Hérode Atticus, qui a dédié l’édifice à son épouse, morte jeune.

Le monument est bien conservé. Seuls le toit et les statues de marbre dans les niches derrière la scène ont disparu. Au milieu du XXe siècle, l’amphithéâtre et la scène ont été restaurés afin que les mélomanes puissent à nouveau s’y rassembler. En plus d’un demi-siècle, le ballet du Bolchoï, le ténor Andrea Bocelli et Elton John s’y sont produits (selon l’office grec du tourisme). L’odéon accueille jusqu’à 5 000 spectateurs à la fois.
Vous ne pourrez y entrer que pendant les représentations et les festivals qui se déroulent de juin à septembre. Pour les soirées populaires, mieux vaut acheter vos billets à l’avance. Le plus simple pour s’y rendre est le bus n° 230: l’arrêt se trouve face à l’entrée principale. Vous pouvez aussi admirer gratuitement l’architecture gréco-romaine depuis le sommet de la colline, en vous approchant du Parthénon.
Prévoyez du temps supplémentaire pour votre soirée: après un concert, la foule s’écoule lentement le long des sentiers étroits du versant, et la sortie prend plus de temps que prévu.
6. L’agora antique
L’agora antique était la place centrale de la ville ancienne. Les événements publics et politiques les plus importants s’y déroulaient, et par son importance, le lieu ne venait qu’après l’Acropole. Sur une place de près de cinq hectares au pied de la colline se dressaient le centre administratif, des temples, un théâtre, une bibliothèque et des zones d’assemblée. La partie la plus animée était toujours le marché: on y apportait des marchandises de toute l’Hellade (selon l’office de tourisme de la ville d’Athènes).
© Ad Meskens You are free to use this picture for any purpose as long as you credit its author, Ad Meskens . Example: © Ad · CC BY-SAPhoto : Ad Meskens You are free to use this picture for any purpose as long as you credit its author, Ad Meskens . Example: © Ad, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsAujourd’hui, l’agora antique est d’abord associée au quartier commerçant de Monastiraki. Le week-end, les marchés s’étendent le long de ses rues, et le mélange de byzantin, de grec et de moderne attire les voyageurs. Les cafés et les bars se concentrent à proximité: entrez dans n’importe lequel, les portions y sont généreuses. Vous pouvez y accéder en métro jusqu’à la station Thissio.
Les monuments qui faisaient autrefois partie du complexe de l’agora se visitent avec un billet séparé pour l’agora antique. Le site abrite plusieurs temples, l’odéon d’Agrippa, l’atelier monétaire et la stoa d’Attale reconstruite. Cette dernière est intéressante en soi, et elle abrite aussi le musée de l’Agora. Le site est verdoyant et ombragé, il est donc agréable de s’y promener même par forte chaleur.
S’y rendre: métro jusqu’à la station Thissio (sur la carte).
Coût: un billet séparé est nécessaire, le billet de l’Acropole n’est pas valable ici.
Billets: visites de l’Agora sur GetYourGuide.
7. Le temple d’Héphaïstos
Les ruines de l’Acropole confirment que le temps n’épargne même pas la pierre. Le temple d’Héphaïstos, construit au sein de l’agora, est peut-être le mieux conservé de tous les monuments antiques d’Athènes. Les éléments principaux du bâtiment sont encore presque entièrement en place, y compris les colonnes doriques et le toit. La structure date du milieu du Ve siècle av. J.-C. et se voit de loin sur sa colline (selon le portail Visit Greece).
© Dennis G. Jarvis · CC BY-SAPhoto : Dennis G. Jarvis, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0), Wikimedia CommonsLe temple se dresse à la lisière ouest de l’agora, sur une petite élévation. Observez-le de tous les côtés: les reliefs des frontons représentent les travaux d’Héraclès et de Thésée. Des statues de bronze d’Héphaïstos et d’Athéna se trouvaient autrefois à l’intérieur, mais elles ne sont pas parvenues jusqu’à nous. Vous verrez aussi l’agora d’en haut, ce qui est pratique pour les photos.
Le monument se trouve au centre d’Athènes et est facilement accessible en métro et en surface. En métro, descendez à la station Thissio, ou prenez le bus n° 227. De novembre à mars, le premier dimanche de chaque mois, le temple est ouvert à tous gratuitement. Il y a du monde ce jour-là, mais le site offre aussi beaucoup d’espace.
S’y rendre: station de métro Thissio ou bus n° 227.
Coût: entrée avec le billet de l’agora antique.
8. La tour des Vents
La tour des Vents se dresse sur le site de l’agora romaine. Le bâtiment de marbre blanc, haut de 12 mètres, a la forme d’un octogone régulier, correspondant aux huit vents divins. L’autre nom du monument est l’«horloge d’Andronic de Kyrrhos». Andronic était astrologue, et selon son plan, la girouette et les cadrans solaires sur le toit devaient être visibles de partout en ville (selon le portail consacré à la Grèce).

Outre les cadrans solaires, les Grecs utilisaient une horloge hydraulique à l’intérieur du bâtiment. La tour servait aux habitants de centre météorologique et astrologique, son rôle allait donc bien au-delà de celui d’une simple horloge. Sur chaque face, vous verrez un relief représentant un dieu du vent avec son nom inscrit.
Comparée aux autres monuments, la tour est assez bien conservée, mais le revêtement et les voûtes se dégradent peu à peu. Sa situation centrale dans la vieille ville la rend facile d’accès: vous pouvez rejoindre le quartier de Plaka à pied depuis la station Monastiraki. En saison, le monument est ouvert tous les jours dès le matin, et en hiver il ferme plus tôt. La visite est incluse dans le billet de l’agora romaine.
S’y rendre: station de métro Monastiraki, puis à pied vers Plaka (sur la carte).
Coût: la visite est incluse dans le billet de l’agora romaine.
9. Les ruines d’Éleusis
Le bruit de centaines de touristes à l’Acropole ou à l’agora empêche parfois de se concentrer sur les antiquités. Dans la banlieue d’Athènes se trouvent les ruines de la ville sacrée d’Éleusis. Dans l’Antiquité, la capitale grecque y était reliée par une route le long de laquelle une procession de pèlerins marchait chaque année en l’honneur des déesses Déméter et Perséphone. Le mystère s’achevait dans le temple principal par des rites secrets dont les participants avaient l’interdiction de parler (selon l’office grec du tourisme).
© TimeTravelRome · CC BYPhoto : TimeTravelRome, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), Wikimedia CommonsToute personne parlant grec pouvait participer aux rites, et même les esclaves étaient admis aux cérémonies sacrées. Les archéologues estiment que les premiers édifices sacrés sont apparus ici dès le XVe siècle avant notre ère. Aucune structure vraiment monumentale n’a survécu, c’est pourquoi les amoureux d’antiquité viennent ici pour se sentir en harmonie avec le monde ancien. Sur les ruines d’Éleusis, vous pouvez non seulement regarder, mais aussi toucher.
Le musée archéologique d’Éleusis se trouve sur le rivage de la baie. Ses collections réunissent des céramiques, des éléments architecturaux et des sculptures qui évoquent les événements des mystères. Le musée accueille les visiteurs tous les jours sauf le lundi, du matin jusqu’au milieu de l’après-midi. Vous pouvez vous y rendre avec le bus de Mégare depuis la station de métro Thissio, et une gare ferroviaire se trouve non loin.
S’y rendre: le bus de Mégare depuis la station de métro Thissio (voir sur la carte).
Coût: l’entrée sur le site archéologique et au musée est payante, vérifiez le tarif exact sur place.
10. Temple de Zeus olympien
Beaucoup de souverains ont rêvé de graver leur nom dans l'éternité, et c'est Pisistrate qui a lancé la construction du temple de Zeus. Il devait être le plus grand temple du monde antique. Les Grecs murmuraient, voyant dans ce monument le caprice d'un tyran, et le chantier s'est étiré sur six siècles. Pourtant, l'édifice n'est resté debout que trois cents ans, et 16 colonnes nous sont parvenues, dont 14 forment un angle du sanctuaire (selon le guide officiel de la Grèce).
© Ava Βabili · CC BY-SAPhoto : Ava Βabili, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsLes dimensions sont vertigineuses, même en ruines: les colonnes culminent à 17 mètres, le bâtiment atteignait 96 mètres de long et 40 de large. Les historiens écrivent que la statue principale de Zeus était faite d'or et d'ivoire, comme celle d'Athéna au Parthénon. Les deux originaux sont perdus à jamais. Le monument se dresse près de l'Acropole et de la station de métro du même nom, et il est aussi facile d'accès en surface.
S'y rendre: station de métro Acropole, puis quelques minutes à pied (voir la carte).
Coût: un billet séparé est nécessaire (en 09/2026, horaires et tarifs de l'Acropole).
11. Musée archéologique national
Par temps chaud ou pluvieux, la visite des ruines en plein air fatigue vite. Ces jours-là, le Musée archéologique national offre une immersion totale dans l'Antiquité. C'est le principal conservatoire de la culture grecque: les collections comptent plus de 20 000 pièces de toutes les époques. S'y trouvent sans doute les plus riches ensembles de sculpture et de céramique au monde (selon la page visiteurs du musée).
© Thomas Wolf , www.foto-tw.de · CC BY-SAPhoto : Thomas Wolf , www.foto-tw.de, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/de/deed.en), Wikimedia CommonsLe bâtiment est si vaste qu'on s'y perd facilement. Même un aperçu rapide prend une journée entière, mais le billet est valable toute la journée, vous pouvez donc sortir et revenir. Commencez par la salle de l'or mycénien et les statues de bronze, et ne passez qu'ensuite à la céramique. Certaines parties de l'exposition sont temporairement fermées pour restauration, vérifiez donc à l'entrée quelles salles sont ouvertes.
Le musée est fermé le lundi et les jours fériés, et le dimanche il ferme à quinze heures. Les autres jours, les visiteurs sont accueillis de 8 heures à 20 heures. Les moins de 18 ans entrent gratuitement, et depuis le 1er janvier 2026, le billet adulte coûte le même prix toute l'année.
S'y rendre: station de métro Victoria, puis à pied le long de la rue Patission (voir la carte).
Coût: entrée 20 €, tarif réduit 10 € (en 09/2026, Musée archéologique national: billets).
Le piège: le musée est fermé le lundi, et le dimanche il ferme dès le milieu de l'après-midi.
12. Monastère de Daphni
La Grèce n'a pas conservé que des monuments antiques. Le monastère de Daphni incarne l'architecture byzantine et appartient à l'époque où le christianisme avait déjà supplanté les dieux antiques. Le complexe a été bâti au VIe siècle de notre ère sur la route d'Athènes à Éleusis, dans un bois de lauriers, à l'emplacement d'un temple d'Apollon détruit. Certains fragments de l'ancien sanctuaire n'ont pas été démolis mais simplement englobés dans les nouveaux murs (selon des documents officiels sur la Grèce).

Les travaux les plus importants ont eu lieu aux XIe et XIIe siècles, lorsque l'église principale a été décorée de mosaïques byzantines. Des fragments s'accrochent encore aux voûtes, et sous la coupole vous verrez le visage du Christ Pantocrator. C'est pour ces mosaïques que le monastère a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1990, et en 1999 le complexe a été gravement endommagé par un séisme.
Après le séisme, le monastère est resté longtemps fermé pour reconstruction, et les horaires de visite changent. Avant de partir, vérifiez les heures sur la ressource officielle. Deux solutions pour y aller: le taxi, ou depuis le centre les bus n° 880 et n° 860. Tout près se trouve un hôpital psychiatrique du même nom, c'est pourquoi, pour les habitants, «aller à Daphni» signifie devenir fou.
S'y rendre: taxi ou bus n° 860 et n° 880.
Coût: entrée gratuite, renseignez-vous sur place pour les horaires d'ouverture.
13. Plaka
Plaka est le plus ancien quartier d'Athènes, là où a commencé l'histoire pluriséculaire de la ville. Le secteur à l'est et au nord de l'Acropole doit son nom à une dalle de pierre découverte dans l'église Saint-Georges d'Alexandrie. Aujourd'hui, c'est un dédale de ruelles sinueuses, de restaurants conviviaux de cuisine nationale, de caves à vin, de boutiques de souvenirs et d'un marché aux puces très fréquenté (selon le portail municipal d'Athènes).
© Joanbanjo · CC BY-SAPhoto : Joanbanjo, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia CommonsLes bâtiments néoclassiques du quartier sont apparus après le grand incendie de 1884, et les vestiges des structures antiques leur ont servi de fondations. En flânant dans Plaka, vous vous retrouverez dans l'Athènes du tournant des XIXe et XXe siècles. Jetez un œil à la partie haute du quartier, Anafiotika: les petites maisons blanches y ont été construites par des colons venus des Cyclades, et ce coin ne ressemble en rien au reste de la ville.
14. Agora romaine
L'Agora romaine a été fondée grâce aux dons de Jules César et de l'empereur Auguste. C'est un ensemble distinct, juste à côté de l'Agora antique, et c'est là que se déroulait la vie quotidienne de la cité à l'époque romaine. L'entrée principale est marquée par la porte d'Athéna Archégète, qui a mieux résisté que tout le reste. La cour était entourée de colonnades abritant boutiques et ateliers (selon le portail d'information sur la Grèce).
© Andreas Trepte · CC BY-SAPhoto : Andreas Trepte, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5), Wikimedia CommonsLa tour des Vents se dresse dans la partie est de l'ensemble, et juste à côté, vous distinguerez des latrines publiques datant de l'époque de Vespasien. Des fragments de dallage et des restes de colonnes sont visibles sur place, et ils permettent de reconstituer le plan. Le site est petit, la visite prend donc moins d'une heure. Un billet séparé est nécessaire pour y entrer.
Comment s'y rendre: station de métro Monastiraki, puis quelques minutes à pied (sur la carte).
Coût: un billet séparé est requis, celui de l'Acropole n'est pas valable ici.
15. Stoa d'Attale
Les habitants de la Grèce antique utilisaient le mot stoa pour désigner les colonnades couvertes qu'ils construisaient près des temples, des marchés et des maisons. L'une de ces galeries fut offerte à Athènes par Attale II, roi de Pergame, qui régna de 159 à 138 av. J.-C. L'édifice, en calcaire et en marbre pentélique, long de 115 mètres et large de 20 mètres, servait de lieu de commerce et de promenade. En 267, il fut détruit par la tribu germanique des Hérules (selon le portail This Is Athens).
© George E. Koronaios · CC BY-SAPhoto : George E. Koronaios, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsLe bâtiment actuel a été reconstruit à partir des quelques fragments authentiques de la galerie détruite. Aujourd'hui, cette structure à deux niveaux abrite le musée de l'Agora. Vous y trouverez des détails du décor antique, des restes de colonnes, des sculptures, des amphores et des objets en argile, en verre et en bronze. Des vitrines distinctes sont consacrées aux monnaies, aux bijoux et aux figurines de genre.
Comment s'y rendre: en traversant le site de l'Agora antique, la station de métro la plus proche est Thissio (sur la carte).
Coût: la visite est incluse dans le billet de l'Agora antique.
16. Kerameikos
L'ancienne nécropole du Kerameikos remonte au XIe siècle avant notre ère et servait de lieu de sépulture à la noblesse. Elle fut aménagée au croisement des routes principales menant des faubourgs à la ville. On peut encore y voir les vestiges des célèbres portes: la porte du Dipylon, qui servait d'entrée officielle à Athènes, et la porte Sacrée, par laquelle passaient les processions religieuses. Les fouilles ont commencé ici en 1870 et se poursuivent encore aujourd'hui (selon le guide touristique officiel de la Grèce).

Vous pouvez voir les principaux sites du cimetière dans un petit périmètre. Il s'agit d'une statue antique de deux mètres, de la figure en marbre d'un taureau au-dessus de la tombe de Dionysios et des ruines du Pompéion, où étaient conservées les reliques sacrées. Une promenade le long des sentiers isolés vous fait passer devant les résultats des travaux archéologiques. Après avoir visité la «ville des morts», faites un tour au musée du Kerameikos: sculptures antiques, céramiques et objets du quotidien y sont exposés.
S'y rendre: station de métro Kerameikos, puis quelques minutes à pied (voir la carte).
Coût: un billet séparé est nécessaire, le billet de l'Acropole n'est pas valable ici.
17. Musée byzantin
L'une des plus riches collections d'art de Grèce réunit 25 000 pièces d'art chrétien et byzantin du IIIe au XXe siècle. Le musée occupe le bâtiment du 22, avenue Vasilissis Sofias. Le cœur de la collection a été rassemblé par le collectionneur privé et théologien Georgios Lampakis. Les trésors étaient à l'origine exposés à l'Académie d'Athènes, et en 1930 ils ont été transférés dans un bâtiment qui leur est propre (selon le site officiel du musée).
© Marsyas · CC BY-SAPhoto : Marsyas, CC BY-SA (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/), Wikimedia CommonsL'exposition est divisée en deux parties. Dans la première, vous découvrirez l'apogée de l'art byzantin des IVe-XVe siècles: icônes en bois, stèles en marbre, sculptures, mosaïques et fresques. La seconde partie couvre l'Église et la vie quotidienne des chrétiens du XVe au XXe siècle, notamment les vêtements liturgiques, les bijoux et les objets du quotidien. Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi, du matin jusqu'à vingt heures.
S'y rendre: station de métro Evangelismos, puis à pied le long de l'avenue (voir la carte).
Coût: entrée 8 €, tarif réduit 4 € (en 09/2026, billets et horaires du musée byzantin).
18. Musée de la guerre
Le bâtiment en pierre de forme cubique détonne avec l'aspect antique de la capitale, mais il attire lui aussi les voyageurs. Le musée de la guerre rassemble des armes et des équipements de différentes époques, de l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale. Les pièces les plus imposantes sont exposées à l'extérieur: canons et avions, parmi lesquels le chasseur F-104 Starfighter et l'avion de combat Northrop F-5 sont particulièrement intéressants. Le bâtiment a été construit en 1975 à l'angle du 2, rue Rizari et de l'avenue Vasilissis Sofias (selon le site du musée de la guerre).
© Gre regiment · CC BY-SAPhoto : Gre regiment, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsL'exposition commence par les décorations militaires et les pièces de l'uniforme de l'armée grecque. Le fleuron de la collection est la présentation d'armes blanches médiévales, de maquettes de voiliers de l'époque de l'invasion ottomane et de tableaux de scènes de bataille. Les expositions se visitent du mardi au vendredi, du matin jusqu'au début de l'après-midi. Le week-end, le musée ouvre une demi-heure plus tard.
S'y rendre: station de métro Evangelismos ou Megaro Moussikis (voir la carte).
Coût: entrée 3 €, tarif réduit 1,5 € (en 09/2026, billets du musée de la guerre).
19. Musée d'art cycladique
Des artefacts mystérieux de civilisations depuis longtemps disparues vous attendent dans ce musée, ouvert en 1986. Sa collection présente l'art des terres baignées par la mer Égée, en mettant l'accent sur la vie des habitants des Cyclades. Les principales pièces, qui occupent le deuxième étage de l'hôtel particulier, datent des IIIe-IIe millénaires avant notre ère. La fierté de la collection réside dans les figurines d'idoles féminines en marbre, devenues un symbole de la culture cycladique (selon la page officielle du musée).
© Tilemahos Efthimiadis from Athens, Greece · CC BYPhoto : Tilemahos Efthimiadis from Athens, Greece, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), Wikimedia CommonsDes expositions temporaires se tiennent au premier étage, au troisième vous trouverez l'art de la Grèce antique, et le quatrième présente les trésors de la culture chypriote du IVe siècle avant notre ère jusqu'au Moyen Âge. L'adresse du musée est Neophytou Douka, 4, près de la place Syntagma. Les expositions sont ouvertes tous les jours à partir de dix heures du matin, restent ouvertes tard le jeudi et sont fermées le mardi.
S'y rendre: station de métro Syntagma ou Evangelismos (voir la carte).
Coût: entrée 7 €, tarif réduit 3,5 € (en 09/2026, billets et horaires du musée cycladique).
20. Musée Benaki
Un bâtiment néoclassique du XIXe siècle, à l'angle de la rue Koumbari et de l'avenue Vasilissis Sofias, abrite le plus grand musée privé d'Athènes. La visite est un voyage historique à travers l'art d'Asie Mineure, de Chypre, de Grèce et de Chine, du paléolithique à nos jours. Derrière la façade blanc neige se succèdent de nombreuses salles. Elles renferment du mobilier et des objets domestiques, des bijoux, de la céramique, des figurines en ivoire, des amulettes et des costumes traditionnels (d'après la ressource officielle sur Athènes).
© Dimboukas · CC BY-SAPhoto : Dimboukas, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia CommonsDes vitrines distinctes sont consacrées à la culture monastique: icônes, orfèvrerie liturgique et vêtements sacerdotaux. La fierté de l'équipe, ce sont les œuvres du peintre grec El Greco. Textiles, jouets et instruments de musique sont également exposés ici, de quoi bien vous occuper si vous venez avec des enfants. Le jeudi et le samedi, le musée reste ouvert tard, et le mardi il est fermé.
Comment s'y rendre: station de métro Syntagma, puis à pied vers l'avenue Vasilissis Sofias (sur la carte).
Coût: entrée 9 €, tarif réduit 7 € (en 09/2026, office de tourisme d'Athènes).
21. Temple de Niké Aptère
Sur l'Acropole se dresse un petit temple considéré comme un monument de l'art grec classique. Il a été construit vers 427 av. J.-C., pendant la guerre du Péloponnèse. Les Athéniens, qui rêvaient d'une victoire rapide sur Sparte, ont placé dans le sanctuaire une statue en bois de Niké. En Grèce, la déesse de la victoire était toujours représentée avec des ailes, mais les citoyens ont privé la statue de son attribut habituel pour qu'elle reste à jamais dans la ville (d'après les documents sur les antiquités de Grèce).

Le temple d'Aptère, c'est-à-dire sans ailes, repose sur un socle à trois degrés et a survécu presque dans sa forme d'origine. Après la restauration de 2000, l'édifice, long de 9,56 mètres et large de 6,8 mètres, s'orne de colonnes ioniques et de reliefs de scènes de bataille. Le temps n'a épargné que quelques colonnes du fronton et la toiture. Contemplez le temple depuis la terrasse devant les Propylées: c'est de là que l'on a la plus belle vue sur le relief de Niké ajustant sa sandale.
Comment s'y rendre: avec l'Acropole, station de métro Acropole (sur la carte).
Coût: entrée comprise avec le billet de l'Acropole.
22. Croiseur Georgios Averof
Très rares sont les navires qui ont sillonné les mers pendant la Première Guerre mondiale à subsister dans le monde. L'un d'eux est le croiseur Georgios Averof, construit au chantier naval de Livourne, en Italie, et vendu à la Grèce en 1910. Au fil de son histoire, le navire amiral a traversé cinq guerres et vu se succéder de nombreux commandants. Depuis 1985, le croiseur est amarré en permanence dans le port de Palaio Faliro, dans la banlieue d'Athènes (d'après la page sur le patrimoine maritime de la Grèce).
© http://en.wikipedia.org/wiki/User_talk:Pmoshs · CC BY-SAPhoto : http://en.wikipedia.org/wiki/User_talk:Pmoshs, CC BY-SA (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/), Wikimedia CommonsUn musée se trouve à bord, où, au lieu des salles habituelles, vous découvrirez des cabines. L'équipement a été conservé depuis le début du XXe siècle, si bien qu'une fois à l'intérieur, il est facile d'imaginer la vie quotidienne de l'équipage. Jetez un œil à la machine à vapeur, aux quartiers des marins et aux cabines des officiers avec leur mobilier d'origine. Le navire est ouvert aux visiteurs du mardi au vendredi dès le matin, et le week-end il reste ouvert plus longtemps.
Comment s'y rendre: tram jusqu'à l'arrêt Paleo Faliron, puis à pied (sur la carte).
Coût: entrée 2 € (en 09/2026, informations sur le navire-musée).
23. Académie d'Athènes
En 385 av. J.-C., l'Académie de Platon fut fondée, précurseur de l'Académie d'Athènes moderne. Aujourd'hui, l'institution se consacre à l'étude de l'art, des sciences naturelles, de l'éthique et du droit. Pour les touristes, l'académie est intéressante avant tout pour son architecture. Le bâtiment principal a été construit en 1887, et sa façade est ornée d'une colonnade ionique, d'un fronton triangulaire et d'un portique (selon le portail touristique d'Athènes).
© C messier · CC BY-SAPhoto : C messier, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsDe part et d'autre du bâtiment s'élèvent des colonnes surmontées des figures d'Athéna et d'Apollon. À l'entrée, vous êtes accueilli par les statues de Socrate et de Platon. Les intérieurs sont décorés de peintures évoquant les mythes et l'histoire de l'Hellade antique. L'académie se découvre surtout de l'extérieur et au fil d'une promenade dans le triangle néoclassique de la ville.
Comment s'y rendre: station de métro Panepistimio, le bâtiment se trouve face à l'université (sur la carte).
Le piège: on ne peut entrer qu'aux heures d'ouverture et sur rendez-vous officiel.
24. Église de la Panagia Kapnikarea
Entourée de rues centrales, au milieu du bruit et de l'agitation, se cache une église byzantine dédiée à la Vierge Kapnikarea. Elle a été construite au XIe siècle sur les ruines d'une basilique encore plus ancienne. Des chapiteaux encastrés, des inscriptions latines et des fragments de sculpture rappellent l'ancien édifice. Le style architectural de l'église est défini comme à croix inscrite (selon la référence sur les églises byzantines).
© George E. Koronaios · CC BY-SAPhoto : George E. Koronaios, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0), Wikimedia CommonsLa structure est bâtie en briques sculptées et se compose de trois édifices reliés par des arcs et des colonnes. Une chapelle de la Grande Martyre Barbara y est accolée au nord. L'église doit son intérieur au peintre grec Fotis Kontoglou, et son œuvre la plus connue ici est l'icône de la Vierge à l'Enfant. C'est une église en activité: entrez donc discrètement et ne dérangez pas les fidèles.
- Comment s'y rendre: station de métro Monastiraki, l'église se dresse juste sur la rue Ermou (sur la carte).
25. Aréopage
Vous pouvez admirer la ville et prendre de belles photos depuis l'Aréopage. Cette colline se trouve au nord-ouest de l'Acropole, et un escalier taillé dans la roche mène à son sommet lisse. Selon la légende, c'est ici que se déroula le premier procès, où Poséidon accusa Arès d'avoir tué son fils. Pour ceux qui connaissent les Actes des Apôtres, l'Aréopage est connu comme le lieu où l'apôtre Paul s'adressa aux païens avec son discours sur le «Dieu inconnu» (selon les documents sur l'Athènes antique).
© ajbear AKA KiltBear https://www.flickr.com/photos/ajbear/ · CC BY-SAPhoto : ajbear AKA KiltBear https://www.flickr.com/photos/ajbear/, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0), Wikimedia CommonsDans l'Antiquité, le rocher inspirait respect et crainte aux Athéniens. Jusqu'au Ve siècle av. J.-C., un conseil d'anciens y siégeait, rendant des verdicts sur les affaires religieuses, civiles et politiques. Par la suite, l'Aréopage fut privé d'une partie de ses pouvoirs, ne conservant que les affaires criminelles. Montez à l'approche du coucher du soleil: d'ici, vous voyez l'Acropole sous un angle invisible depuis le bas.
- Comment s'y rendre: accès depuis l'Acropole, la station de métro Acropole est toute proche (sur la carte).
26. Colline des Muses
Un autre point de vue offrant un panorama à 360 degrés sur Athènes est la colline des Muses, haute de 147 mètres. Un sentier pavé mène au sommet, serpentant à l'ombre des pins méditerranéens. Outre la vue, les voyageurs y trouvent des sites historiques: le monument de Philopappos, la grotte artificielle connue sous le nom de «prison de Socrate» et l'église Saint-Démétrios du XVIe siècle, toujours en activité (selon les informations de l'office de tourisme d'Athènes).
© Sanbec · CC BY-SAPhoto : Sanbec, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsMontez sur la colline vers le coucher du soleil. La ville s'enfonce lentement dans l'obscurité et allume ses lumières, tandis que les monuments se détachent sur le ciel. Emportez de l'eau et ne vous pressez pas: la montée prend une vingtaine de minutes, mais la descente est facile. La légende veut que le philosophe Socrate ait été détenu dans la grotte avant son exécution, c'est pourquoi les guides adorent l'endroit.
- Comment s'y rendre: station de métro Acropole ou Thissio, puis montée à pied (sur la carte).
27. Jardin national
Une visite au Jardin national, c'est comme une bouffée d'air frais au milieu de ruines dépourvues de verdure. Ce lieu pittoresque est apparu au centre d'Athènes en 1840 sur ordre d'Amélie d'Oldenbourg, épouse du roi Othon Ier. La conception fut confiée à Friedrich Schmidt, maître jardinier originaire de Prusse. La reine y apporta aussi sa contribution: le cadran solaire qu'elle a dessiné donne encore l'heure aujourd'hui, bien qu'imparfaitement (selon le portail officiel de la ville d'Athènes).
© Sjaak Kempe from Groningen, The Netherlands · CC BYPhoto : Sjaak Kempe from Groningen, The Netherlands, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), Wikimedia CommonsLe calme et la tranquillité règnent sur les 15,5 hectares du parc. Les agrumes embaument, les bancs et les pergolas ombragées invitent au repos, et les fontaines et bassins ornementaux apportent de la fraîcheur. Oiseaux et tortues y vivent, et il reste même de la place pour les traditionnelles ruines athéniennes, mosaïques et fragments de colonnes corinthiennes. L'endroit est pratique car l'entrée est gratuite et les principales places de la ville sont toutes proches.
Comment s'y rendre: station de métro Syntagma, l'entrée se trouve juste à côté de la place (sur la carte).
Coût: entrée gratuite.
28. Mont Lycabette
Le nom de la montagne qui s'élance vers le ciel au milieu des quartiers centraux se traduit par «colline des loups». Dans l'Antiquité, des meutes de loups vivaient dans les forêts denses, gardant un lieu sacré: le temple de Zeus au sommet. À l'époque ottomane, les conquérants ont brûlé la végétation des pentes, et la flore n'a commencé à se rétablir qu'en 1880. Aujourd'hui, la montagne s'élève à 277 mètres au-dessus du quartier de Kolonaki (selon le guide de la ville d'Athènes).
© Stanislav Amelchyts · CC BY-SAPhoto : Stanislav Amelchyts, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia CommonsVous pouvez monter à pied, en vous reposant sur les bancs le long du chemin, ou en funiculaire, qui traverse un tunnel à l'intérieur de la colline. Au sommet, vous trouverez la chapelle Saint-Georges, blanche comme neige, un restaurant, un café avec terrasse et des boutiques de souvenirs. Un peu plus bas se trouve un théâtre en plein air: en été, sa scène accueille concerts et spectacles. La vue s'étend jusqu'à la mer, il vaut donc mieux choisir à l'avance une journée claire.
S'y rendre: funiculaire depuis la rue Aristippou à Kolonaki ou à pied (sur la carte).
Coût: la montée à pied est gratuite, le billet du funiculaire s'achète séparément.
29. Érechthéion
Aucun monument ne caractérise mieux l'Acropole que les colonnes ioniques et les caryatides de marbre de l'Érechthéion. Les figures féminines soutiennent le toit et rivalisent de renommée avec le Parthénon. Alors que le Parthénon était le temple du peuple, l'Érechthéion réunissait plusieurs sanctuaires et remplissait des fonctions sacrées. C'est ici que les prêtres célébraient les mystères et les rites du culte rendu aux dieux de l'Olympe (selon les documents sur l'Acropole).
© Chepry 💬 ( Andrzej Barabasz ) 📷 🇵🇱 · CC BY-SAPhoto : Chepry 💬 ( Andrzej Barabasz ) 📷 🇵🇱, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia CommonsLe temple a été construit au Ve siècle av. J.-C. Selon la légende, sa construction a été précédée d'une dispute entre Poséidon et Athéna pour la possession de la ville. Le sanctuaire doit son nom au roi Érechthée. Au fil des siècles, il a connu plusieurs reconstructions, si bien que l'on sait peu de choses de son apparence d'origine. Aujourd'hui, c'est une structure de forme irrégulière divisée en deux, sur des fondations de 23,5 sur 11,6 mètres.
S'y rendre: avec l'Acropole, station de métro Acropole (sur la carte).
Coût: entrée avec le billet de l'Acropole.
30. Stade panathénaïque
Le stade panathénaïque est le seul stade au monde entièrement construit en marbre blanc du mont Pentélique. Une arène antique se dressait ici dès 329 av. J.-C., et ses vestiges ont été mis au jour lors de fouilles au milieu du XIXe siècle. En 1896, ce stade a accueilli les premiers Jeux olympiques modernes (selon le portail touristique officiel d'Athènes).
© Bgabel · CC BY-SAPhoto : Bgabel, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia CommonsLe dessin diffère des stades actuels: les pistes sont plus courtes que les modernes, et l'arène elle-même a la forme d'un fer à cheval. Vous pouvez longer les gradins, et par le tunnel sous l'arène vous débouchez directement sur le terrain. Pendant que vous y êtes, voyez l'exposition de souvenirs olympiques et de torches. Prenez l'audioguide: sans lui, les détails sont difficiles à comprendre, et les commentaires sur place rendent la visite facile à suivre.
S'y rendre: station de métro Acropole ou tram jusqu'à l'arrêt Zappeio, puis à pied (voir la carte).
Coût: l'entrée coûte une dizaine d'euros, et les enfants et adolescents bénéficient souvent d'un tarif réduit (selon billets du stade panathénaïque).
Si vous voulez couvrir plusieurs sites payants d'un coup, il est plus simple de garder vos billets au même endroit.
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⁉️🤔 Questions fréquentes
Combien coûte l'entrée à l'Acropole?
Un billet pour l'Acropole coûte 30 €, tarif réduit 15 €. Le billet combiné pour sept sites antiques a été supprimé en avril 2025 (au 09/2026, tarifs actuels de l'Acropole). L'agora, le Céramique et le temple de Zeus nécessitent des billets séparés.
Le billet combiné est-il toujours valable?
Non, il a été supprimé en avril 2025. L'Acropole et ses pentes, l'agora antique et l'agora romaine, la bibliothèque d'Hadrien, le temple de Zeus olympien, le Céramique et le lycée d'Aristote nécessitent désormais chacun un billet séparé (au 09/2026, ministère grec de la Culture). Les billets pour les musées d'État s'achètent eux aussi séparément.
Quand est-il préférable de visiter l'Acropole?
Venez à l'ouverture, à huit heures du matin, ou le soir deux heures avant la fermeture (au 09/2026, horaires d'ouverture de l'Acropole). À partir de midi, il n'y a presque plus d'ombre sur la colline, et en été les files d'attente s'étirent sur une heure. Il vaut la peine de réserver un créneau horaire à l'avance, sinon vous resterez debout dans la chaleur.
Y a-t-il des jours d'entrée gratuite?
Oui, à certaines dates l'entrée aux monuments antiques est gratuite pour tous (au 09/2026, office grec du tourisme). Le calendrier change selon les saisons, alors vérifiez les dates sur le site officiel avant votre voyage. Ces jours-là, il y a particulièrement beaucoup de visiteurs, et il vaut mieux arriver dès l'ouverture.
Combien de temps prendront les 30 lieux?
Voir tous les sites à un rythme détendu prendra au moins deux à trois jours. L'Acropole et son musée à eux seuls demandent une demi-journée, et le triangle des musées sur l'avenue Vasilissis Sofias encore une journée (selon les informations de planification de voyage). Nous vous conseillons de ne pas courir après toute la liste, mais de choisir huit à dix lieux principaux et de prendre votre temps.
Comment se déplacer entre les sites?
Vous parcourrez la majeure partie du trajet à pied: le centre d'Athènes est compact, et le métro relie Acropole, Monastiraki, Syntagma et Thissio. De la station Acropole à Monastiraki, il n'y a que quelques arrêts (selon la rubrique transports du portail d'Athènes). Pour les lieux plus éloignés comme Éleusis ou Palaio Faliro, prenez le bus ou le tram.
En bref: quoi réserver
Si vous manquez de temps, achetez vos billets à l'avance et concentrez-vous sur l'Acropole, l'agora et le Musée archéologique national. Ainsi, vous verrez l'essentiel en deux jours sans vous presser ni faire de trajets inutiles.
Si vous êtes là pour une journée: prenez un billet pour l'Acropole à l'ouverture et descendez à pied jusqu'à l'agora.
Si vous voyagez avec des enfants: commencez par le Jardin national et gardez les antiquités pour une matinée fraîche.
Si vous aimez les musées: ajoutez le musée byzantin et le musée Benaki, ils sont proches l'un de l'autre.
Si vous avez une semaine: faites une excursion à Éleusis et au monastère de Daphni, il n'y a presque pas de touristes là-bas.
Les hôtels du centre se réservent de préférence à l'avance, pour ne pas chercher où dormir en arrivant: hôtels à Athènes sur Trip.com.
Pour les visites des quartiers antiques, consultez la sélection GetYourGuide, et pour les billets à horaire fixe dans les musées, la section Tiqets.


