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20 Souvenirs du Japon qui survivront au voyage de retour

20 Souvenirs du Japon qui survivront au voyage de retour

Le Japon vend des souvenirs partout: dans les temples, les gares, les galeries marchandes souterraines. Une heure avant votre vol, il est facile d'attraper un magnet pour frigo et de regretter ensuite les yens dépensés. Nous avons réuni 20 idées qui valent vraiment la peine d'être rapportées: du maneki-neko et des kokeshi à la porcelaine Narumi et aux peintures Turner. Pour chacune, vous trouverez où la chercher, combien elle coûte et ce qu'il faut garder en tête à la douane.

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Comment choisir des souvenirs du Japon

💡 En bref:

  • Répartissez votre budget: les enseignes de grande diffusion comme Daiso couvrent les petits cadeaux, tandis que les pièces artisanales coûtent nettement plus cher.
  • Achetez nourriture, thé et cosmétiques dans les derniers jours de votre voyage: les dates de péremption et le poids de la valise comptent.
  • Mettez les objets fragiles dans votre bagage cabine; les vendeurs emballent volontiers les articles dans du papier bulle.

Les souvenirs japonais se divisent en trois groupes. La nourriture et les boissons procurent une joie immédiate mais prennent de la place. Les cosmétiques et les articles du quotidien servent tous les jours. L'artisanat, la porcelaine, les masques, les éventails habitent votre intérieur pendant des années.

Le prix reflète presque toujours la technique. Une figurine estampée coûte quelques centaines de yens, tandis qu'une poupée sculptée à la main du Tohoku coûtera plusieurs fois plus. Nous indiquons le niveau de prix lorsqu'une source le confirme, et nous n'inventons pas de chiffres.

1. Maneki-neko

Statue en pierre d'un chat maneki-neko dans un jardin© Hyppolyte de Saint-Rambert · CC BY-SAPhoto : Hyppolyte de Saint-Rambert, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Vous verrez le chat à la patte levée à la vitrine de presque chaque boutique et café. Le nom se traduit par «chat qui invite», et la posture compte plus que l'apparence. La patte droite promet la chance dans les affaires, la gauche attire les relations précieuses, et une figurine avec les deux pattes levées protège le foyer.

La couleur se lit comme un vœu: blanc pour la pureté, or pour l'argent, noir pour la protection contre le mal. Vous pouvez acheter le talisman n'importe où, mais le lieu le plus célèbre est le temple Gotoku-ji de Tokyo, à Setagaya, où le culte a commencé (selon le site officiel du temple, 09/2026).

Le temple est ouvert de six heures du matin à cinq heures de l'après-midi, et depuis la gare de Miyanosaka sur la ligne Tokyu Setagaya, vous y arrivez à pied en cinq minutes (vérifié 09/2026 sur la page du temple Gotoku-ji).

  • Où chercher: boutiques de souvenirs, temples et magasins près des gares.
  • Prix: les petites figurines coûtent quelques centaines de yens, les pièces en céramique faites main sont nettement plus chères.

2. Vêtements et chaussures traditionnels

Kimono blanc avec obi à motifs sur un mannequin© Flocci Nivis · CC BYPhoto : Flocci Nivis, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0), Wikimedia Commons

L'histoire du kimono s'étend sur plus de mille ans, et la coupe n'a presque pas changé pendant cette période. Le vêtement se compose de quatre panneaux de tissu appelés «tan», noués avec une large ceinture appelée «obi». Il est cousu dans des étoffes coûteuses et peint à la main.

Un kimono classique n'est pas le meilleur choix de cadeau. L'enfiler sans aide est difficile même pour les Japonaises, et il coûte le prix d'un bon costume. Un yukata est plus pratique: une version d'été décontractée en lin, coton ou satin, que l'on trouve dans n'importe quel centre commercial.

Les chaussures accompagnent la tenue. Les geta à semelles de bois demandent une habitude prise depuis l'enfance, tandis que les zori sont confortables d'emblée et ressemblent à des tongs légères.

  • Le piège: un kimono de cérémonie est cher, difficile à porter et s'intègre rarement dans une garde-robe occidentale.
  • Pour qui: les personnes prêtes à porter des vêtements inhabituels plutôt qu'à les garder au placard.

3. Wagasa

Wagasa, ombrelles japonaises en papier, ouvertes dans un jardin© Laitche · CC BY-SAPhoto : Laitche, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Un wagasa est un parapluie pliant traditionnel en bambou et papier. Les baleines de bambou sont assemblées avec du crin de cheval, et la toile est faite d'un papier fin peint et huilé. Le résultat est léger mais étonnamment résistant et imperméable.

L'histoire de l'accessoire a commencé en Chine, et il est arrivé au Japon au VIe siècle, restant longtemps un privilège de la noblesse. Plus tard, les citadins l'ont adopté, et le wagasa est entré dans le costume quotidien.

Peu d'artisans travaillant sur la structure traditionnelle en bambou subsistent. Un wagasa authentique se trouve à Gifu, où le savoir-faire est perpétué depuis le milieu du XVIIIe siècle. Le trajet depuis Tokyo prend plusieurs heures en train, alors planifiez l'achat à l'avance.

  • Le piège: un parapluie authentique est cher, sensible à l'humidité et demande un rangement soigneux.
  • Pour qui: les personnes en quête d'un objet chargé d'histoire, pas d'un accessoire saisonnier.

4. Saké

Tasses à saké et verres à côté de bouteilles© Culture Japon · CC BY-SAPhoto : Culture Japon, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Le saké n'est ni de la vodka ni du vin, mais une boisson à part entière faite de riz poli. Le grain est poli, cuit à la vapeur et fermenté, si bien que la saveur dépend de la variété de riz et du degré de traitement. Il n'existe presque aucun équivalent européen à ce mode de production.

La boisson se laisse boire facilement. Le titre d'alcool tourne généralement autour de quinze pour cent (selon la Japan Sake and Shochu Makers Association, 09/2026), mais le goût doux masque l'alcool. Le saké se verse dans de petites coupes pour deux ou trois gorgées, se boit lentement et toujours avec de la nourriture.

Au moment de choisir, regardez le prix et l'étiquette. Les bouteilles correctes commencent autour de deux mille yens, et les caractères signifiant saké naturel aident à écarter les alternatives aromatisées.

  • Le piège: la boisson est plus forte qu'elle n'en a l'air, alors le lendemain d'une dégustation peut être difficile.
  • Pour qui: les personnes qui veulent rapporter une boisson introuvable dans leur supermarché habituel.

5. Thé vert

Cuillère de poudre de matcha verte sur fond clair© Evanhoever · CC BY-SAPhoto : Evanhoever, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Le matcha est un thé vert réduit en une poudre d'un vert émeraude éclatant. La meilleure matière première pousse autour d'Uji, près de Kyoto, où vous trouverez généralement trois qualités à des prix différents. Plus la poudre est foncée et vive, plus la qualité est élevée.

La poudre contient de la caféine, des polyphénols et de la L-théanine, un acide aminé, ce qui lui confère une énergie plus douce que le café. Achetez-le en boîte métallique et vérifiez la date indiquée au fond. Conservez une boîte ouverte au réfrigérateur, sinon le thé perd rapidement son arôme.

  • Où en trouver: dans les boutiques de thé d'Uji, les grands magasins et les commerces des gares.
  • Prix: un bon matcha coûte plus cher qu'un thé en vrac, mais il en faut très peu par tasse.

6. Les sucreries

Mochi aux fleurs de cerisier (sakura mochi) enveloppés dans des feuilles de cerisier sur une assiette

Les souvenirs comestibles au Japon constituent une industrie à part entière. Les tablettes de chocolat y existent en dizaines de saveurs locales, du matcha et du sakura au wasabi et à la sauce soja, si bien qu'une boîte de saveurs assorties se répartit facilement en cadeaux pour vos collègues.

Les wagashi, desserts traditionnels, ne sont que légèrement sucrés, c'est pourquoi on les sert avec un thé amer. Ils sont préparés avec des châtaignes, de l'agar-agar, du riz, de la patate douce et de la pâte de haricots, sans conservateurs superflus.

Côté pâtisseries, regardez du côté des dorayaki et des taiyaki, des gâteaux en forme de poisson fourrés à la crème pâtissière ou au chocolat. Si vous faites attention à ce que vous mangez, essayez les amanatto, des haricots confits.

  • Pour qui: les gourmands et tous ceux qui ont besoin de nombreux petits cadeaux pour toute l'équipe.
  • Le piège: les desserts frais ne se conservent pas longtemps, et tout le monde n'appréciera pas certaines saveurs de KitKat.

7. Le carillon furin

Carillons éoliens furin en verre avec rubans sur un support en bois dans un temple

Un furin est une petite cloche que l'on suspend à la fenêtre par temps chaud. Sa sonnerie délicate procure une sensation de fraîcheur, et la bande de papier attachée au battant porte un vœu ou un court haïku. Les Japonais voient dans le furin un porte-bonheur qui éloigne les mauvais esprits.

Ils sont fabriqués en verre, en céramique, en métal et en bambou, ce qui permet d'en trouver un adapté à votre budget. Les modèles en verre sonnent le plus clair, ceux en céramique ont un son plus feutré, et ceux en bambou sont les plus discrets de tous.

Le meilleur moment pour un achat sérieux est le mois de juillet, lorsque le temple Kawasaki Daishi, dans la préfecture de Kanagawa, organise un marché aux carillons. Il réunit environ neuf cents variétés venues de différentes régions du pays (selon Japan Travel, 09/2026). Vérifiez les dates exactes sur le site du temple.

  • Où en trouver: au temple Kawasaki Daishi en juillet et dans les boutiques de souvenirs toute l'année.
  • Pour qui: ceux qui veulent offrir non pas un simple objet, mais une raison de se souvenir du voyage.

8. L'éventail

Éventail japonais ancien avec peinture

L'éventail est arrivé au Japon depuis la Chine et est finalement devenu un accessoire indispensable pour les geishas et les acteurs du théâtre Kabuki. Les premiers éventails uchiwa ne se pliaient pas: ils étaient faits de bois recouvert de soie.

Plus tard sont apparus les éventails pliants ogi, dotés d'un petit nombre de baleines. Ils servaient lors des cérémonies de la cour, et la peinture indiquait le rang de son propriétaire. Le gunsen, éventail de guerre en bois et en métal que les guerriers utilisaient pour se défendre au combat, mérite une histoire à part.

Les éventails modernes sont fabriqués à la main en bambou et en papier superposé. On ne les emporte pas seulement par temps chaud: on les accroche aux murs, on les collectionne et on les offre en cadeau de mariage.

  • Prix: un éventail simple coûte quelques centaines de yens, tandis qu'un modèle peint à la main coûtera davantage.
  • Pour qui: ceux qui apprécient les cadeaux légers qui tiennent dans un bagage cabine.

9. Les masques

Six masques de théâtre nô dans une vitrine de musée

Les masques de théâtre Nô ne sont pas de la décoration, ils font partie des accessoires de l'acteur. Dans les productions du XIVe siècle, les acteurs ne se maquillaient pas: les émotions étaient transmises par un masque sculpté dans du cyprès, aux détails finement travaillés.

Chaque théâtre entretient soigneusement une collection de cent cinquante à deux cents masques. Ils se divisent en otoko-men masculins et onna-men féminins, selon la personnalité et l'âge du personnage. En boutique, vous trouverez des pièces en bois grandeur nature et des copies plus petites en céramique, sous cadre.

Un masque mural prend peu de place et révèle immédiatement d'où vous rapportez le cadeau. Choisissez-en un aux traits bien marqués, sinon le souvenir perd son caractère.

  • Où chercher: les boutiques de musées et de théâtres, les grands magasins.
  • Pour qui: ceux qui collectionnent les objets de théâtre et de musée.

10. Les baguettes

Main tenant des baguettes en bois© Magohurion · CC BY-SAPhoto : Magohurion, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Les hashi, les baguettes japonaises, sont plus courtes et plus légères que les chinoises, et leurs extrémités sont pointues. Dans le pays, vous trouverez des boutiques entières qui ne vendent que des baguettes: des jetables aux coffrets en bois laqué ornés de motifs.

Les Japonais utilisent les baguettes bien plus largement qu'il n'y paraît. Elles leur servent à détacher le poisson, à remuer les sauces et à retirer les arêtes. Les hashi sont considérés comme un objet personnel, il n'est donc pas d'usage de les passer, même à ses proches.

Ce souvenir occupe à peu près autant de place dans une valise qu'un crayon. Selon la légende, les hashi apportent à leur propriétaire longévité et chance, et une paire peinte est offerte aux jeunes mariés avec le vœu de rester inséparables.

  • Pour qui: les amateurs de cuisine asiatique et ceux qui cherchent un cadeau compact.
  • Le piège: les baguettes laquées bon marché se tachent et demandent un lavage à la main.

11. Les boîtes repas bento

Boîte bento avec couvercle en bois, baguettes et riz© Novoklimov · CC BYPhoto : Novoklimov, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0), Wikimedia Commons

Le mot «bento» désigne un repas emballé dans un contenant soigné. En magasin, vous verrez des centaines de variantes: des simples boîtes en plastique aux boîtes hermétiques avec élément réfrigérant.

Une catégorie à part: les wappa-bento, des boîtes ovales au revêtement de bois antibactérien. On les aime parce que le riz n'y ramollit pas et que les odeurs ne s'y mélangent pas.

La culture du bento est si développée au Japon que des livres et des magazines consacrés aux plans de rangement tout prêts y sont publiés. Si vous n'avez pas envie de cuisiner, un repas préparé au supermarché coûte environ cinq cents yens.

  • Où chercher: les grands magasins, les boutiques d'ustensiles de cuisine, les supermarchés et les espaces des gares.
  • Pour qui: ceux qui emportent leur déjeuner au travail et tiennent à l'ordre dans leur sac.

12. Les kokeshi

Vitrine avec des poupées kokeshi, deux visiteurs© Joe Mabel · CC BY-SAPhoto : Joe Mabel, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

La kokeshi est une poupée sans bras ni jambes, au corps cylindrique et à la grosse tête. Au Japon, ces figurines sont depuis longtemps considérées comme les gardiennes du foyer; on les prisait et on les transmettait comme des héritages.

L'histoire de la poupée a commencé sur l'île de Honshu. Les artisans du bois de la région du Tohoku fabriquaient de la vaisselle et, dans les chutes de bois, taillaient des figurines qu'ils vendaient comme talismans aux clients des sources thermales.

Aujourd'hui, les kokeshi sont tournées au tour, mais toujours peintes à la main. La palette reste sobre: rouge, jaune, noir et vert. La poupée s'offre en signe d'amitié et d'affection; on croit qu'elle apporte la réussite en affaires et le calme au foyer.

  • Où chercher: les ateliers du Tohoku, les boutiques des onsen, les magasins d'artisanat de Tokyo et de Kyoto.
  • Prix: une petite figurine coûte quelques centaines de yens, une pièce d'artisan plusieurs fois plus.

13. La porcelaine

Vase en porcelaine d'Arita avec peinture florale

L'intérêt pour la porcelaine est arrivé au Japon au XIVe siècle avec le commerce chinois. Pendant longtemps, les pièces fines furent un privilège de l'empereur et de la noblesse, et la production nationale a débuté après la découverte de gisements de kaolin sur l'île de Kyushu.

Vous sentirez immédiatement la qualité de la porcelaine japonaise. Les tasses fines n'absorbent pas les odeurs, supportent sans peine le chaud et le froid, et le décor reste soit minimaliste, soit couvre densément la pièce de fleurs, d'oiseaux et de créatures mythiques.

Les marques connues sont Japonica, Nikko, Keito, Narumi et Noritake. Pour éviter d'acheter une contrefaçon, vérifiez le marquage: la véritable bone china porte le tampon «Fine Bone China».

  • Le piège: les copies sont nombreuses sur le marché, vérifiez donc la marque et la qualité de l'émail à l'achat.
  • Pour qui: ceux qui offrent de la vaisselle pour un mariage ou une crémaillère.

14. Le tenugui

Serviettes tenugui aux différents motifs japonais alignées© ma_shimaro · CC BYPhoto : ma_shimaro, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), Wikimedia Commons

Le tenugui est une serviette en coton à motif, mesurant environ trente centimètres sur quatre-vingt-dix. À la maison, on s'en sert pour s'essuyer les mains ou se nouer autour de la tête. Avant le repas, les restaurants fournissent une autre serviette, l'oshibori.

L'histoire de ce tissu est longue: les premières mentions remontent à la période Kofun, c'est-à-dire au milieu du premier millénaire. Au fil des siècles, la forme n'a pas changé, mais les motifs sont devenus un art à part entière.

Le tenugui se prête à bien des usages: s'essuyer les mains, éponger un thé renversé, l'étaler sur ses genoux sous un fruit. N'essayez simplement pas de l'utiliser comme mouchoir; les habitants ne comprendraient pas.

  • Où chercher: les magasins de tissus, les boutiques d'artisanat, les grands magasins.
  • Prix: une serviette simple coûte quelques centaines de yens, une pièce d'artisan imprimée à la main coûte davantage.

15. Le sabre de samouraï

Katana avec fourreau sur fond blanc© [Sada], Kane · CC BYPhoto : [Sada], Kane, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0), Wikimedia Commons

Au Japon, le sabre de samouraï est perçu comme un symbole spirituel, pas seulement comme une arme. Les maîtres qui forgeaient les katanas jouissaient d'un statut élevé à la cour.

Les lames authentiques se transmettaient chez les guerriers de génération en génération et sont aujourd'hui considérées comme un patrimoine culturel. Leur valeur se compte en dizaines de millions de yens, et l'exportation d'antiquités sans autorisation des autorités culturelles est interdite.

En magasin, on vous proposera des répliques: des miniatures souvenirs aux copies grandeur nature réalisées d'après les modèles des maîtres médiévaux. Pour un cadeau, il est plus sage de choisir une telle réplique et de ne pas tenter de faire sortir une pièce de musée du pays.

  • Le piège: une véritable lame de combat ne peut être exportée sans autorisation, et une réplique est une décoration sans valeur historique.
  • Pour qui: les collectionneurs et ceux qui cherchent un cadeau impressionnant pour un homme.

16. Les estampes ukiyo-e

Triptyque ukiyo-e en couleur : invités dans une villa sous les cerisiers en fleurs

L’ukiyo-e est un style d’impression sur bois, c’est-à-dire une impression réalisée à partir de planches de bois, apparu au XVIIe siècle. Ces feuilles n’étaient pas considérées comme des peintures: on les voyait comme des images bon marché et un média de masse.

Au début, les estampes étaient réalisées en noir et blanc; la couleur n’est apparue qu’un siècle plus tard. Les acheteurs étaient des citadins, c’est pourquoi les sujets étaient tirés de la vie quotidienne: geishas, lutteurs de sumo, acteurs de théâtre kabuki. Plus tard, des paysages et des images d’oiseaux et de fleurs sont venus s’y ajouter.

Aujourd’hui, les motifs ukiyo-e sont imprimés sur des T-shirts, de la vaisselle, des sacs, des tenugui, des éventails et des cartes postales. Les estampes originales s’achètent en galerie, mais elles coûtent le prix d’un bon appareil électronique. L’exportation de feuilles anciennes nécessite une autorisation.

  • Où chercher: musées, galeries d’estampes, boutiques de souvenirs à Tokyo et à Kyoto.
  • Pour qui: ceux qui cherchent un cadeau pour un designer ou un passionné de graphisme.

17. La peinture Turner

Rue Chuo-dori le soir dans le quartier de Nihonbashi à Tokyo© Sitao Xiang · CC BY-SAPhoto : Sitao Xiang, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Un coffret de peinture est un cadeau idéal pour qui passe son temps libre devant un chevalet. La gouache acrylique japonaise Turner s'applique de façon uniforme, sèche vite et ne s'effrite pas, tandis que sa bonne résistance à l'eau vous permet de travailler sur bien d'autres supports que le papier.

La peinture offre une excellente adhérence: elle tient sur le plastique dégraissé, le tissu, le cuir, le métal, la céramique, le bois et la pierre. Vous pouvez donc peindre un skateboard ou un pot en céramique.

La palette compte plus de deux cents teintes, dont des pastels, des fluorescents, des métallisés et des nacrés. Les aquarelles de la même marque proposent près de cent cinquante couleurs transparentes à base de pigments résistants à la lumière.

  • Où en trouver: magasins de fournitures beaux-arts des grandes villes, rayons papeterie.
  • Pour qui: artistes, illustrateurs et tous ceux qui peignent des objets à la main.

18. La boîte à musique

Pont de Nihonbashi à Tokyo sous un viaduc autoroutier© shikabane taro · CC BYPhoto : shikabane taro, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0), Wikimedia Commons

Des boîtes en bois sont fabriquées depuis plus d'un siècle dans la région de Hakone, où poussent de nombreuses essences différentes. Les artisans locaux sont réputés pour transformer une simple boîte en bois en véritable œuvre d'art.

Il n'existe ici aucun standard uniforme: sur les étagères, vous trouverez des pièces carrées, rectangulaires et rondes. Les couvercles sont assemblés selon la mosaïque yosegi. La boîte à musique est un souvenir à part entière: à l'intérieur, un mécanisme joue jusqu'à plusieurs dizaines de mélodies.

Les boîtes à énigme yosegi fonctionnent autrement. Pour soulever le couvercle, il faut trouver un levier caché ou faire glisser les éléments mobiles dans le bon ordre. Ce type de souvenir est agréable à offrir justement pour son côté casse-tête.

  • Où en trouver: boutiques de Hakone, rayons souvenirs et magasins de mécanismes musicaux.
  • Pour qui: ceux qui aiment offrir des cadeaux avec une surprise et apprécient les mélodies asiatiques.

19. Les cosmétiques

Comptoir de cosmétiques japonais SK-II dans un magasin© ict.wa4 · CC BYPhoto : ict.wa4, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), Wikimedia Commons

Les soins de la peau japonais constituent une catégorie de souvenirs à part entière, et la demande y est constamment élevée. Lotions toniques, masques, émulsions et crèmes aux ingrédients naturels dominent le marché local et se vendent bien auprès des touristes.

Parmi les marques dont vous avez probablement entendu parler figurent Shiseido, Kanebo, SK-II et Biore. Côté maquillage, Isehan, Shu Uemura et Celvoke méritent une mention.

Les produits de grande diffusion sont plus faciles à acheter dans les chaînes Matsumoto Kiyoshi, Daiso et CanDo, où les prix sont inférieurs à ceux des grands magasins. Les marques de luxe se trouvent dans les centres commerciaux haut de gamme, où le personnel vous aidera aussi à choisir des soins adaptés à votre type de peau.

  • Où chercher: drugstores en chaîne et boutiques de cosmétiques, grands magasins du centre-ville.
  • Le piège: les notices sont souvent uniquement en japonais, mieux vaut donc vérifier la liste des ingrédients à l'avance.

20. Les koinobori

Koinobori colorés sur un ciel bleu© 663highland · CC BYPhoto : 663highland, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.5), Wikimedia Commons

Les koinobori sont des carpes en forme de drapeau que l'on expose pour la fête des garçons. La date est célébrée le 5 mai, lorsque les parents souhaitent à leurs enfants force et santé.

Le nombre et la taille des drapeaux en disent long sur la famille. Le nombre de drapeaux correspond au nombre de fils, et leur longueur à leur âge. Les Japonais eux-mêmes vénèrent la carpe comme un animal capable de nager à contre-courant et de remonter les cascades.

Les petits drapeaux se vendent toute l'année et sont le plus souvent en polyester. Les versions en soie peintes à la main coûtent des dizaines de milliers de yens, on les achète donc comme un cadeau sérieux plutôt que comme un souvenir de boutique.

  • Où chercher: boutiques de souvenirs, magasins de tissus et foires de printemps.
  • Pour qui: ceux qui veulent souhaiter à leurs proches la réussite en affaires et une belle progression de carrière.

Ce qu'il faut garder en tête avant de rapporter des objets

L'alcool, les cosmétiques et la nourriture se transportent comme achats personnels, mais chaque pays a ses propres limites. Avant d'acheter du saké, vérifiez les franchises d'importation de votre pays pour que la bouteille ne reste pas bloquée en douane.

Les antiquités et les œuvres d'art nécessitent un permis spécial: impossible d'emporter un sabre authentique ou une ancienne estampe sur bois sans autorisation. Les drogues et les matériaux obscènes sont également interdits.

Demandez au magasin d'emballer les objets fragiles. La porcelaine, les wagasa et les masques survivront mieux au vol en bagage cabine que dans une valise en soute.

⁉️🤔 Questions fréquentes

Quel budget prévoir pour les souvenirs au Japon?

Adaptez-le à votre budget et à la taille de votre valise. Les cadeaux du quotidien comme les baguettes, les porte-clés et les petits maneki-neko coûtent quelques centaines de yens pièce. La céramique artisanale, les kokeshi faits main, la porcelaine et les koinobori en soie se chiffrent en dizaines de milliers de yens: on les achète donc un par un plutôt qu'en lot.

Peut-on sortir du saké et de l'alcool du Japon?

Oui, le saké se vend dans les zones hors taxes des aéroports, et c'est la façon la plus pratique de le transporter. Vérifiez à l'avance les franchises d'importation d'alcool de votre pays et gardez les limites de poids en tête. Le verre gagne à être enveloppé dans des vêtements, et une bouteille à l'étiquette délicate ne devrait pas être mise en soute sans rembourrage.

Que faire si ma valise est trop pleine?

Optez pour les objets plats: tenugui, éventails, cartes postales et baguettes ne prennent presque pas de place. Les vêtements et les kimonos peuvent être rangés autour des cadeaux fragiles et servir de rembourrage. Le thé et les cosmétiques s'achètent à l'aéroport avant l'embarquement, même si le choix y est plus restreint.

Quels souvenirs sont le plus souvent contrefaits?

Vérifiez la marque sur la porcelaine: elle doit indiquer «Fine Bone China». Les kokeshi authentiques sont peints à la main, les lignes sont donc légèrement irrégulières plutôt que parfaitement uniformes. Pour le saké, regardez l'étiquette: une mention indiquant une fabrication naturelle le distingue des alternatives aromatisées.

Où puis-je vérifier les horaires du temple pour Gotokuji?

Le site officiel du temple, dans l'arrondissement de Setagaya à Tokyo, indique les horaires actuels. Le bureau du temple accueille les visiteurs jusqu'à 15 h. Vérifiez les dates du festival des furin sur le site du temple Kawasaki Daishi, car elles changent d'une année à l'autre.

En bref: quoi rapporter du Japon

Si vous n'apportez qu'un seul cadeau, choisissez une pièce qui montre la main de l'artisan: porcelaine Narumi, kokeshi du Tohoku ou wagasa de Gifu.

  • Si votre valise est petite: baguettes hashi, tenugui ou carillon furin.
  • Si vous offrez des cadeaux à des collègues: des assortiments de KitKat et d'amanatto, faciles à partager en portions.
  • S'il vous faut un cadeau pour la maison: un masque de théâtre nô, un éventail ou une boîte à musique.
  • Si vous voulez impressionner côté gastronomie: du matcha d'Uji et une bouteille de saké naturel.

Un vol vers le Japon implique souvent une escale, mieux vaut donc planifier la logistique à l'avance: réserver un transfert aéroport est plus simple avant le départ que de chercher une voiture avec ses valises à la sortie.