
Gunkanjima : comment rejoindre l'île fantôme au Japon et combien coûte un billet
Gunkanjima ne ressemble à aucune autre ville fantôme. Elle n'a pas été vidée par une catastrophe ni par une épidémie, mais par la fermeture d'une mine de charbon. Le dernier habitant a quitté l'île en 1974 (selon l'office de tourisme de Nagasaki). Depuis 2015, l'île est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO (UNESCO) au titre des «Sites de la révolution industrielle Meiji du Japon». Aujourd'hui, vous ne pouvez y accéder qu'en bateau et uniquement accompagné d'un guide. L'atterrissage n'est autorisé que sur la passerelle restaurée; tout le reste, vous le contemplez depuis derrière une barrière et depuis l'eau. Vous trouverez ci-dessous l'histoire de l'île, son état actuel et des informations pratiques pour la visiter, avec les tarifs et les horaires de départ. Vous pouvez la comparer à d'autres villes abandonnées dans notre aperçu des 10 villes fantômes les plus populaires.
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Un navire au large de Nagasaki
💡 En bref:
- Vous ne pouvez rejoindre l'île qu'avec un opérateur agréé et uniquement sur réservation.
- Les départs du port de Nagasaki ont lieu à 9h00 et 13h00, et le trajet dure environ 2h30 (horaires de départ).
- Un billet adulte coûte 4 500 ¥ plus une taxe d'entrée municipale de 650 ¥ (en 09/2026, Yamasa Shipping).
- Tarifs et horaires d'ouverture: 09/2026, vérifiés sur le site officiel de l'opérateur.
L'île de Hashima est connue sous le surnom de Gunkanjima, qui se traduit par «cuirassé». La silhouette de ses murs de béton et de ses immeubles élevés ressemble vraiment à celle d'un destroyer ancré en pleine mer. L'île se trouve à environ 15 km de la côte de Nagasaki (selon le portail touristique officiel). Autrefois, les habitants contemplaient depuis leurs balcons la grande ville sur le continent. Aujourd'hui, seules les fenêtres vides des bâtiments regardent cette ville.
© Masoud Akbari · CC BY-SAPhoto : Masoud Akbari, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia CommonsVous approchez de l'île en bateau, et la première chose que vous voyez est un mur massif haut comme une maison. Il protégeait les habitants des vagues et des typhons. Il n'y a pas de plage entre le mur et l'eau: l'île surgit de la mer comme une falaise à pic. Depuis l'eau, elle paraît presque intacte. De près, vous remarquez des fissures, des balcons effondrés et des trous dans les planchers.
C'est cette image qui a fait de Gunkanjima l'un des lieux abandonnés les plus reconnaissables d'Asie. Des touristes du monde entier viennent ici pour une courte promenade parmi les ruines et pour des photos rares.
Histoire: charbon, Mitsubishi et vide
Le charbon a scellé le destin de l'île. Des gisements y ont été découverts au début du XIXe siècle, et une lutte pour les droits d'exploitation s'est jouée sur ce bout de terre. Mitsubishi l'a emportée. C'est cette entreprise qui a bâti une ville sur le récif, avec une mine, des immeubles d'habitation et toute l'infrastructure. Le nombre d'ouvriers ne cessait d'augmenter, si bien que l'île a été agrandie par des remblais artificiels. Ainsi, le petit récif s'est peu à peu transformé en un quartier densément bâti au milieu de la mer.
© Hisagi ( 氷鷺 ) · CC BY-SAPhoto : Hisagi ( 氷鷺 ), CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia CommonsLe périmètre était ceint d'un épais mur de béton qui protégeait les bâtiments des tsunamis. Les logements étaient construits en béton armé, et c'est pourquoi de nombreux édifices tiennent encore debout aujourd'hui, des décennies plus tard, sans la moindre réparation. À son apogée, plusieurs milliers de personnes vivaient ici, sur une superficie plus petite qu'un pâté de maisons. Il y avait de la place pour tout le monde: une école, un hôpital et des commerces fonctionnaient directement sur l'île.
Puis la demande de charbon a chuté: le pays se tournait vers le pétrole. L'exploitation de la mine n'était plus rentable, et les habitants ont commencé à partir. La mine a fermé en 1974, et l'île s'est vidée en quelques mois (selon le site Discover Nagasaki). C'est ainsi qu'est née l'appellation «ville fantôme». Si l'histoire industrielle vous intéresse, les détails de ce lieu vous en diront plus que n'importe quel manuel.
Ce que vous verrez sur l'île aujourd'hui
Aujourd'hui, personne ne vit à Gunkanjima, et c'est la première chose que vous ressentez dès la première minute. La visite vous fait longer des passerelles aménagées dans la partie restaurée de l'île. De là, vous apercevez des immeubles d'habitation à plusieurs étages, des escaliers et le mur côté mer.

La nature reconquiert lentement le béton: des arbres ont poussé sur les toits et de l'herbe germe dans les ouvertures des fenêtres. Aucun bâtiment n'est restauré, le tableau change donc d'année en année.
L'accès à l'île est interdit en dehors des visites organisées. Les autorités justifient cette interdiction par le risque d'effondrement: les structures ont perdu leur solidité depuis longtemps.
Le Japon a envisagé de transformer Gunkanjima en musée à ciel ouvert. L'idée se heurte à une question d'argent: presque tous les bâtiments sont en mauvais état, et la restauration coûte cher. Pour l'instant, on ne montre aux touristes qu'une section sécurisée. Tout débarquement non autorisé est passible d'une amende, cela ne vaut donc pas la peine de prendre le risque.
Visites et billets (état en 09/2026)
Vous ne pouvez rejoindre l'île qu'avec un opérateur agréé; tout débarquement indépendant est interdit. L'accès au quai est bloqué si les vagues dépassent un demi-mètre ou si le vent souffle à plus de 5 m/s (règles de départ en mer). Les départs se font du port de Nagasaki à 9h00 et 13h00, et l'excursion dure environ 2h30 (selon le site de l'opérateur).
Un billet adulte coûte 4 500 ¥ plus 650 ¥ de taxe d'entrée municipale (état en 09/2026, tarifs Yamasa). Le débarquement dépend de la météo: les jours favorables sont d'environ une centaine par an. Si l'accostage est impossible, la croisière se transforme en une sortie en mer de 110 minutes, et une partie de votre argent vous est remboursée.
Il faut réserver à l'avance, et sur le quai vous signez un accord de sécurité. Un guide parlant anglais ou chinois est proposé gratuitement certains jours. Prévoyez un médicament contre le mal de mer: la pleine mer est agitée même par temps calme.
© Masoud Akbari · CC BY-SAPhoto : Masoud Akbari, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia CommonsIl est pratique de comparer les options et de vérifier les horaires à l'avance: les excursions sur GetYourGuide rassemblent tout au même endroit.
Visites et billets à Nagasaki
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Comment s'y rendre depuis Nagasaki
Un itinéraire logique part de Nagasaki. Depuis Tokyo ou Osaka, vous prenez un vol intérieur, puis un bus relie l'aéroport à la ville. Il vous faut ensuite le port: c'est de là que partent les bateaux vers l'île.
La traversée dure environ 30 minutes par trajet (selon le tour-opérateur). Depuis le pont, vous voyez la silhouette du «navire» grandir et se transformer en muraille. Vous ne pouvez débarquer qu'avec un guide et selon les horaires de la croisière.
© Nesnad · CC BYPhoto : Nesnad, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0), Wikimedia CommonsIl est plus simple de repérer l'île sur une carte à l'avance. Prenez le port de Nagasaki comme point de référence, puisque toutes les croisières vers l'île partent de là.
Gunkanjima (Hashima) sur la carte
Lieux sur la carte
- Gunkanjima (Hashima) Île fantôme, site du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2015
- Port de Nagasaki Les bateaux vers l'île partent d'ici à 9h00 et 13h00
Gunkanjima (Hashima) sur la carte
⁉️🤔 Questions fréquentes
Peut-on visiter Gunkanjima par ses propres moyens?
Non. Les conditions de débarquement sont décrites dans la section «Excursions et billets». S'approcher du quai par ses propres moyens est interdit par la loi, et les eaux autour de l'île sont patrouillées par la police maritime. Les contrevenants s'exposent à une amende, c'est pourquoi toutes les visites sont organisées.
Combien coûte un billet pour l'île?
Le billet comprend le prix du bateau et une taxe de débarquement municipale (en 09/2026, tarifs des opérateurs). Les tarifs adultes sont indiqués dans la section «Excursions et billets». Les enfants paient moins. Vous confirmez le montant exact au moment de la réservation auprès de l'opérateur choisi.
Quelle est la meilleure période de l'année pour y aller?
Le débarquement dépend des vagues et du vent, détails dans la section «Excursions et billets» (selon l'opérateur de croisière). Il s'agit le plus souvent des mois calmes, avec des vagues plus petites. En hiver et pendant la saison des typhons, les croisières sont annulées plus souvent, et vous faites une sortie en bateau sans descendre à terre.
Pourquoi l'île est-elle fermée au libre accès?
Pour deux raisons. Les structures s'effondrent depuis longtemps, et se trouver parmi elles met la vie en danger. Les autorités limitent aussi l'accès pour que l'île ne soit pas pillée par les chasseurs d'artefacts. Les touristes ne peuvent accéder qu'à la partie restaurée, avec des plateformes d'observation sécurisées.
Où se trouve Gunkanjima?
L'île se situe en mer, au large de la côte ouest du Japon, près de Nagasaki (selon l'office de tourisme de Nagasaki). La distance exacte est indiquée dans la section «Un navire au large de Nagasaki». La grande ville et le port de départ les plus proches sont Nagasaki. De là, le bateau met environ 30 minutes.
En bref: quoi réserver
Si vous avez une journée libre à Nagasaki, prenez la croisière du matin: la mer est plus calme avant midi, et le débarquement est plus probable. Si vous voyagez avec de jeunes enfants, ils restent à bord pendant que vous descendez à terre. Si l'histoire industrielle vous intéresse, ajoutez à votre voyage d'autres sites du patrimoine Meiji de la région.
Réservez votre place à l'avance et surveillez les prévisions de vagues. Rappelez-vous: c'est la météo qui décide si vous débarquez, pas votre billet.


