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Istanbul en cinq jours : un itinéraire à pied à travers les quartiers avec les prix des billets

Istanbul en cinq jours : un itinéraire à pied à travers les quartiers avec les prix des billets

En cinq jours à Istanbul, vous voyez deux continents. L'itinéraire ci-dessous est découpé jour par jour: d'abord le centre historique, puis la Corne d'Or, Galata, la rive asiatique, et enfin les palais du cap de Sarayburnu.

Le plan est simple: Sultanahmet, Eminönü, Galata avec Istiklal, Kadıköy côté asiatique et le cap de Sarayburnu. Entre les quartiers, vous vous déplacez en tramway, en ferry et en métro, tandis qu'une voiture dans le centre ne crée que des problèmes de stationnement. Les deux premiers jours, vous parcourez à pied la péninsule historique, le troisième est consacré à Beyoğlu, le quatrième à la rive asiatique, et le cinquième, vous le réservez aux palais.

Publicité: cet article contient des liens d'affiliation. Nous touchons une commission si vous réservez via ces liens, sans coût supplémentaire pour vous.

Programme du voyage et ce qu'il faut savoir

💡 En bref:

  • Jour 1 et 2: Sultanahmet et la Corne d'Or, presque tout à pied.
  • Jour 3: Galata, Istiklal et la place Taksim.
  • Jour 4: ferry pour Kadıköy, puis les palais sur la rive du Bosphore.
  • Jour 5: Topkapi, le parc Gülhane et le Grand Bazar.
  • Prix et horaires d'ouverture: 09/2026, selon le portail officiel des musées

Jour

Principaux sites

Billets à l'avance

À pied

1

Sainte-Sophie, Mosquée bleue, citernes

Billet Sainte-Sophie

environ 4 km

2

Eyüp, murailles théodosiennes, Balat, Bosphore

pas nécessaire

environ 3 km

3

Galata, Istiklal, Taksim

billet tour

environ 5 km

4

Kadıköy, tour de la Vierge, Dolmabahçe

Dolmabahçe

environ 4 km

5

Topkapi, Gülhane, Grand Bazar

Billet Topkapi

environ 5 km

Les distances sont calculées sur la carte, et les billets et horaires d'ouverture ont été vérifiés le 13.09.2026 sur les sites officiels. Cinq jours, c'est un compromis: chaque quartier reçoit environ une demi-journée, alors décidez à l'avance de ce qui compte le plus pour vous. Nous plaçons les palais le matin, avant l'arrivée des groupes, et laissons les rues et les bazars pour le soir.

Combien coûte le voyage et comment économiser

À Istanbul, l'essentiel du budget part dans les billets d'entrée et l'hébergement, tandis que les transports et les repas restent modérés. Voici des repères qui vous permettent de planifier sereinement un budget de cinq jours sans compter chaque lire.

Les billets pour les grands musées sont la dépense la plus visible. Sainte-Sophie coûte environ 25 €, la tour de Galata environ 30 €, et un billet combiné pour Topkapi avec le harem environ 55 € (en 09/2026, liste complète des tarifs des musées). Les mosquées, le parc Gülhane, les quais et le Grand Bazar sont gratuits, votre programme ne se résume donc pas aux guichets.

Poste

Repère par personne

Billets d'entrée

de 60 à 120 € pour cinq jours, si vous faites tout

Hébergement

plus cher à Sultanahmet, moins cher à Laleli et Aksaray

Restauration

le déjeuner dans les ruelles est plusieurs fois moins cher qu'un dîner avec vue sur le Bosphore

Transport

une seule carte Istanbulkart pour tout le séjour

L'hébergement dans le centre coûte plus cher, mais vous fait gagner du temps. Si vous logez à Laleli ou Aksaray, vous rejoignez Sultanahmet à pied au lieu de payer des taxis. Sur cinq jours, cela compte davantage que la vue depuis la fenêtre.

Vous pouvez économiser sur la restauration sans rien perdre. Déjeunez dans les ruelles derrière le Grand Bazar ou près de l'embarcadère d'Eminönü, là où mangent les habitants, et réservez le dîner avec vue sur le Bosphore pour une seule soirée. Le simit, le gözleme et les sandwichs au poisson sont bon marché et remplacent un vrai repas.

Le transport coûte le moins: une seule carte Istanbulkart pour tout le monde, métro et tramway plutôt que taxi. Depuis l'aéroport, mieux vaut prendre le bus qu'une voiture. Le taxi se justifie tard le soir ou si vous avez beaucoup de bagages.

Autre poste: les souvenirs. Au Grand Bazar, les prix sont plus élevés que dans les rues voisines, et le marchandage fait partie du rituel. Si vous cherchez simplement un cadeau, regardez les mêmes articles dans les ruelles autour du bazar: le choix est similaire, mais la marge est plus faible.

Les expériences gratuites à Istanbul ne se limitent pas aux mosquées. Une traversée du Bosphore en ferry coûte le prix d'un trajet de transport ordinaire, et la vue est plus belle que depuis les plateformes d'observation payantes. Longer les murailles théodosiennes et le quai d'Ortaköy ne coûte rien non plus.

Le Museum Pass est rentable si vous visitez au moins quatre musées. Pour deux palais et la tour, il est plus avantageux d'acheter des billets horodatés individuels en ligne. Nous avons vérifié les prix le 13.09.2026, alors avant votre voyage, ouvrez à nouveau la liste des tarifs des musées et vérifiez les changements saisonniers.

Jour 1: Sultanahmet et les citernes byzantines

Sultanahmet est le promontoire entre la mer de Marmara et la Corne d'Or, là où se trouve presque tout ce pour quoi on vient à Istanbul. Les distances y sont courtes: de l'Hippodrome à la mosquée Süleymaniye, vous marchez une demi-heure environ. Partez le matin, car dès midi les groupes se massent aux entrées principales, et à l'heure du déjeuner vous passerez une demi-heure de plus dans la file.

La place de l'Hippodrome

Obélisque de Théodose sur la place de l'Hippodrome à Istanbul© Sinan Şahin · CC BYPhoto : Sinan Şahin, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0), Wikimedia Commons

La place de l'Hippodrome servait d'arène pour les courses de chars du temps des empereurs byzantins. Les gradins n'ont pas survécu, mais les colonnes en son centre montrent à quel point ce stade était immense: l'arène s'étendait sur près d'un demi-kilomètre de long et plus de cent mètres de large. L'obélisque égyptien, la colonne de Constantin et la colonne serpentine se dressent ici, et toutes trois sont plus anciennes que les mosquées alentour.

L'obélisque égyptien a été apporté de Karnak sous l'empereur Théodose. Le monument de granit, qui pèse des centaines de tonnes, ne repose que sur quatre supports métalliques et a survécu à plusieurs forts séismes. La colonne de Constantin est assemblée à partir de nombreux blocs de pierre, et là où se dresse la troisième colonne, des serpents de bronze s'enroulaient autrefois. Tout près se trouve la Fontaine allemande, offerte au sultan par le Kaiser Guillaume II. Au-delà s'étend la place Sultanahmet, en direction de Sainte-Sophie.

  • Coût: entrée libre, la place est ouverte jour et nuit.

La mosquée Bleue

Silhouette de la Mosquée Bleue avec ses minarets à l'aube

La mosquée Bleue doit son nom aux carreaux d'Iznik qui tapissent ses murs intérieurs: ils sont environ vingt mille. Son nom officiel, mosquée Sultanahmet, honore Ahmet Ier, sous lequel elle fut construite au début du XVIIe siècle. Ses six minarets frôlaient alors la provocation, puisque la mosquée interdite de La Mecque en comptait autant.

L'entrée est autorisée entre les prières. La cour et une partie de la salle de prière sous le dôme principal, qui s'élève à plus de quarante mètres, sont ouvertes aux touristes. Les murs sont ornés de sourates du Coran, la lumière traverse des centaines de vitraux, et le sol est couvert de tapis aux motifs floraux. À l'entrée, un foulard est remis aux femmes; les shorts et les épaules dénudées ne sont pas admis.

  • Coût: entrée gratuite.

  • Le piège: seule une partie de la salle de prière est ouverte aux touristes, vous ne verrez donc pas tout l'intérieur.

Sainte-Sophie

Sainte-Sophie avec ses minarets sous une pleine lune© Kecags · CC BY-SAPhoto : Kecags, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Sainte-Sophie se dresse juste en face de la mosquée Bleue et reste l'édifice phare de la ville. La cathédrale fut achevée au VIe siècle, transformée en mosquée après la chute de Byzance, convertie en musée sous Atatürk, et depuis 2020 elle est redevenue une mosquée en activité. Ce changement de statut n'a fait disparaître ni les mosaïques ni les fresques, et c'est précisément pour elles que la plupart des visiteurs viennent ici.

L'entrée pour les touristes étrangers est payante, environ 25 EUR (en 09/2026, portail officiel du musée), et se fait par une entrée séparée. Les mosaïques et les fresques intérieures ont été sauvegardées par les Ottomans: ils ont recouvert les peintures de plâtre, et les couleurs nous sont parvenues presque sans perte. L'image la plus célèbre montre la Vierge Marie avec les empereurs Constantin et Justinien; cherchez-la à l'entrée de la salle principale.

Le musée des mosaïques du Grand Palais

Le musée occupe une partie de l'ancien Grand Palais de Constantinople, dont il ne reste presque rien. Les mosaïques de sol ont été découvertes par hasard lors de travaux dans les années 1930, et la trouvaille s'est révélée gigantesque: les panneaux couvraient une surface plus grande qu'un terrain de football. C'est aujourd'hui l'un des rares moyens de voir à quoi ressemblait le sol de la résidence impériale.

Université d'Istanbul avec un monument dans le quartier de Beyazıt© Zafer · CC BY-SAPhoto : Zafer, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Des dizaines de scènes sont présentées dans deux galeries sur des niveaux différents: chasse, moissons, jeux d'enfants, sujets mythologiques. Chaque tableau est assemblé de cubes de terre cuite, de verre, de marbre et de calcaire de la taille d'un grain. À proximité sont exposés des fragments de colonnes et de portiques qui décoraient autrefois le péristyle du palais.

Le palais d'Ibrahim Pacha

Façade en pierre du palais d'Ibrahim Pacha avec une fenêtre en encorbellement

Soliman Ier offrit cette maison de pierre de quatre étages, de style ottoman ancien, à son grand vizir Ibrahim Pacha en cadeau de mariage. Elle se trouve à moins d'un kilomètre à vol d'oiseau de la résidence du sultan, Topkapi. De l'extérieur, le bâtiment ne ressemble pas à un palais mais à une petite forteresse avec quatre cours, et à l'intérieur vous perdez facilement le compte des salles.

C'est aujourd'hui le musée des Arts turcs et islamiques qui y est installé. La collection compte des dizaines de milliers de pièces, de l'époque omeyyade aux derniers Ottomans: manuscrits, carreaux de céramique, tapis, bijoux, vêtements de sultans et de habitantes du harem. Prévoyez au moins une heure pour la visite, sinon vous traverserez les salles sans en saisir le sens. Si vous manquez de temps, concentrez-vous sur les tapis et les manuscrits; c'est ce qu'il y a de plus fort.

La citerne Basilique

Citerne Basilique avec ses rangées de colonnes et son eau© Ray Swi-hymn from Sijhih-Taipei, Taiwan · CC BY-SAPhoto : Ray Swi-hymn from Sijhih-Taipei, Taiwan, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0), Wikimedia Commons

La citerne Basilique est un ancien réservoir d'eau du Grand Palais, dissimulé profondément sous les rues. Sa construction a pris deux siècles: les travaux ont commencé sous Constantin et se sont achevés sous Justinien. Les colonnes de marbre ont été apportées ici depuis divers temples, si bien que leurs chapiteaux diffèrent les uns des autres, et cela se remarque même depuis les passerelles.

La descente s'effectue sur environ douze mètres par des marches humides. En bas, 336 colonnes vous attendent (en 09/2026, portail officiel du musée) dans une lumière tamisée, avec une fine couche d'eau au sol et les têtes de Méduse retournées dans les bases de deux colonnes. Les colonnes s'alignent sur douze rangées, et les murs atteignent quatre mètres d'épaisseur. Les photos sans flash sont plus réussies près des supports du fond, là où il y a moins de monde.

  • Coût: entrée payante, les sessions du soir coûtent plus cher que celles de la journée (en 09/2026, billets de la citerne Basilique).

  • Le piège: les marches sont constamment humides et glissantes, portez donc des chaussures à bonne adhérence.

Citerne de Théodose

Citerne Basilique avec ses colonnes et ses voûtes en brique© Izabela Miszczak · CC BY-SAPhoto : Izabela Miszczak, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

À cinq minutes de l'Hippodrome se trouve le second réservoir souterrain de Constantinople, la citerne de Théodose. Elle a été construite sous Théodose II dans la première moitié du Ve siècle, et l'eau était acheminée par l'aqueduc de Valens. Le réservoir abandonné sous un vieil hôtel particulier n'a été découvert qu'au début du XXIe siècle et ouvert aux visiteurs après une longue restauration.

Elle se distingue de la citerne Basilique par son caractère paisible: peu de touristes, presque aucune file d'attente. Les colonnes ont ici été fabriquées spécialement pour ce site et renforcées par des cerclages de fer, et des passerelles en bois surplombent la fine couche d'eau. Trente-deux colonnes d'environ neuf mètres de haut soutiennent les voûtes. Vingt minutes suffisent pour la visite.

  • Coût: entrée payante, le billet est moins cher qu'à la citerne Basilique.

  • Pour qui: ceux qui veulent voir une citerne sans la foule ni les trépieds autour.

Mosquée Bayezid

Mosquée de Beyazıt avec ses deux minarets et ses dômes© User:Darwinek · CC BY-SAPhoto : User:Darwinek, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

La mosquée Bayezid a été fondée au tournant des XVe et XVIe siècles sur ordre de Bayezid II. Le granit, le marbre et le porphyre ont servi à sa construction, et de vieux cyprès poussent encore dans la cour, où murmure une fontaine de marbre. La forme du bâtiment rappelle Sainte-Sophie: le dôme principal est soutenu par de plus petits demi-dômes, et les deux minarets sont très éloignés l'un de l'autre.

Ce n'est pas seulement une mosquée mais tout un complexe. À proximité se trouvent un imaret, un caravansérail, un hammam et un musée de la calligraphie; derrière la mosquée s'étend le bazar du livre Sahaflar, et Bayezid II lui-même repose dans le mausolée du côté sud. Passez par ici en allant au Grand Bazar pour éviter un détour séparé.

  • Coût: entrée gratuite, c'est une mosquée en activité.

  • Emplacement: environ dix minutes à pied du Grand Bazar selon la carte.

Mosquée Süleymaniye

Intérieur de la mosquée Süleymaniye avec ses dômes et ses lustres© Dosseman · CC BY-SAPhoto : Dosseman, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

La Süleymaniye se dresse sur une colline et dépasse la mosquée Bleue par sa taille. Soliman Ier l'a fait bâtir pour commémorer la victoire sur la Hongrie, confiant le dessin à Mimar Sinan, le plus grand architecte ottoman. La construction a duré sept ans, et elle constitue aujourd'hui un exemple de l'architecture ottomane à son apogée.

Quatre minarets s'élèvent aux angles, avec dix balcons. Ce n'est pas une décoration mais un message: Soliman était le quatrième sultan d'Istanbul et le dixième souverain de la dynastie. Dans le jardin derrière la mosquée reposent Soliman et son épouse Hurrem; Soliman II et Ahmed II y sont également enterrés, et tout près se trouve le tombeau de Sinan lui-même. La terrasse près de la mosquée offre la meilleure vue gratuite sur la Corne d'Or de toute la ville.

  • Coût: entrée gratuite.

  • Accès: environ quinze minutes à pied en montée depuis le Grand Bazar.

À noter: un dîner avec vue sur le Bosphore et les minarets se termine facilement au restaurant Seven Hills. Réservez une table en terrasse à l'avance, et comptez une addition moyenne nettement plus élevée que dans le reste de la ville.

Jour 2: Eyüp, les murailles théodosiennes et Balat

Le deuxième jour vous emmène loin de Sultanahmet, vers le nord le long de la Corne d'Or. La péninsule historique s'achève ici, et les quartiers à la vie citadine ordinaire commencent. Le matin, vous profitez du panorama depuis la colline Pierre Loti, l'après-midi vous flânez dans Balat, et le soir vous embarquez pour une croisière sur le Bosphore.

La colline Pierre Loti

Panorama d'Istanbul et de la Corne d'Or depuis une colline

La colline qui domine la Corne d'Or porte le nom de l'écrivain français Pierre Loti, qui a vécu à Istanbul et aimait cet endroit. Le dénivelé est modeste, une cinquantaine de mètres, mais le panorama sur la baie et la vieille ville est l'un des plus beaux de la cité. Un téléphérique vous dépose au sommet, et à pied la montée prend environ une demi-heure en passant devant la mosquée Eyüp et un cimetière musulman.

Au sommet se trouve un café avec une terrasse ouverte; venez-y le matin, avant l'arrivée des groupes. La carte est courte: le seul vrai plat est le gözleme, une galette fourrée. Le café et le thé à la pomme, en revanche, sont excellents, et ils méritent qu'on s'attarde une heure de plus. Depuis le café, vous pouvez rejoindre les murailles de Constantinople en vingt minutes à pied.

  • Coût: l'entrée de la terrasse est gratuite, le café fonctionne à la carte.

  • Le piège: le choix de plats se limite au gözleme, inutile donc de compter y déjeuner correctement.

Les murailles théodosiennes

Anciens murs théodosiens avec une porte voûtée à Istanbul

Les murailles théodosiennes ont protégé Constantinople pendant plus de mille ans. L'empereur Théodose II en a ordonné la construction au Ve siècle, et avec les douves et les tours, elles ont résisté à presque tous les sièges. L'ouvrage fortifié comptait plusieurs rangées, ce qui rendait déjà difficile l'accès aux premières portes, et la porte Dorée cérémonielle était fermée par un arc de marbre portant une statue de la déesse de la Victoire.

À la fin du XIXe siècle, les murailles ont commencé à être démantelées à mesure que la ville s'étendait au-delà. La restauration n'a débuté que ces dernières décennies, en partie financée par l'UNESCO, et aujourd'hui la portion la mieux conservée se trouve dans le district de Fatih. Marchez entre les murs extérieur et intérieur: il n'y a presque aucun touriste, et la vue sur les bâtiments alentour rappelle à quel point ce secteur est ancien.

  • Coût: gratuit, accessible à toute heure.

  • Comment y aller: tramway jusqu'à Fatih, puis à pied plus loin dans le quartier.

La mosquée Mihrimah Sultan

La mosquée Mihrimah Sultan a été édifiée pour la fille de Soliman le Magnifique, une princesse intelligente et fortunée qui prenait part aux affaires de l'État. L'architecte était une fois encore Mimar Sinan, et cette mosquée modeste n'a demandé que quatre ans de travaux. Elle se dresse à quelques centaines de mètres des murailles, ce qui permet de la visiter juste après votre promenade le long des remparts.

Mosquée Mihrimah Sultan à Üsküdar sous un ciel bleu© Ali Osman Dilekoğlu · CC BY-SAPhoto : Ali Osman Dilekoğlu, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

La mosquée ne compte qu'un seul minaret, ce qui renvoie à l'histoire personnelle de Mihrimah, qui a perdu sa mère puis son époux. À l'intérieur, les murs sont ornés de mosaïques, de marbre, d'ivoire et de nacre, et la lumière entre à flots par de nombreuses fenêtres cintrées. Faute d'éléments porteurs massifs, l'espace intérieur paraît presque impondérable.

  • Coût: entrée gratuite, c'est une mosquée en activité.

  • Pour qui: ceux qui veulent voir l'œuvre de Sinan sans files d'attente ni groupes.

Chora

Église de Chora avec ses dômes et un minaret

Chora était à l'origine l'église du Christ Sauveur in Chora, et c'est aujourd'hui une mosquée en activité abritant l'un des plus beaux ensembles de mosaïques et de fresques byzantines. Les peintures du XIVe siècle illustrent la vie du Christ, de la Vierge et des saints, et les scènes se lisent comme un livre. La façade paraît modeste de l'extérieur: ne jugez pas l'édifice à ses murs et entrez.

À l'intérieur, trois espaces se succèdent: le narthex, la salle principale et la chapelle funéraire, et chacun mérite un long examen. Le statut du bâtiment a changé deux fois: l'église a été restaurée et ouverte comme musée, puis rendue au culte. Les mosaïques ont été dégagées et préservées à cette occasion. Visitez en dehors des heures de prière pour ne pas être dérangé pendant que vous étudiez les scènes, et emportez un foulard.

  • Coût: l'entrée de la partie musée est payante; vérifiez le tarif en cours sur le billet pour Chora.

Balat et Fener

Façades colorées des maisons historiques de Balat© Antoloji · CC BY-SAPhoto : Antoloji, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Balat et Fener sont deux quartiers voisins sur la rive de la Corne d'Or, que les cars de touristes atteignent rarement. Jusqu'au milieu du XXe siècle, Balat était un quartier juif, tandis que Fener était peuplé de Grecs. Aucune frontière ne les sépare: églises, mosquées et synagogues bordent les mêmes rues, et c'est là le trait distinctif du secteur.

On vient ici pour les ruelles étroites bordées de maisons colorées, devenues depuis longtemps un décor de photos. Entre deux clichés, allez voir la cathédrale Saint-Georges et les reliques d'Euphémie la Très Louée, l'église de fer Saint-Étienne et les ruines du palais des Blachernes. En chemin, poussez la porte des ateliers d'artistes locaux: les prix y sont plus bas qu'au centre, et les pièces bien plus intéressantes que dans les boutiques de souvenirs.

  • Comment y aller: depuis Eminönü en suivant la rive, puis en montant par les rues vers les hauteurs.

  • Pour qui: ceux qui veulent voir la ville sans groupes ni boutiques de souvenirs.

Croisière en bateau sur le Bosphore

Tour de la Vierge Kız Kulesi dans le détroit du Bosphore, Istanbul

Une croisière sur le Bosphore est la meilleure façon de reposer vos jambes après deux jours de marche. L'embarcadère de Haliç se trouve près du pont de Galata, à Eminönü, d'où partent les ferries et les bateaux-bus. Le prix dépend de l'itinéraire: avant d'acheter, vérifiez où se termine la balade et combien de temps elle dure.

La ville est méconnaissable depuis l'eau. En chemin, vous verrez la forteresse de Rumeli, la mosquée d'Ortaköy, les palais de Dolmabahçe, Çırağan et Beylerbeyi, la tour de la Vierge et le pont qui enjambe le détroit. Dans les passages resserrés, le Bosphore se rétrécit à tel point que les navires semblent sur le point de se toucher. Installez-vous sur le pont découvert: la vue depuis la cabine est moins bonne, et le panorama est tout l'intérêt de la sortie.

  • Coût: variable selon l'itinéraire, billets en vente à l'embarcadère.

  • Pour qui: ceux qui sont fatigués de marcher et veulent voir les deux rives d'un seul coup.

Jour 3: Galata, Istiklal et Taksim

Le troisième jour se déroule sur la rive nord de la Corne d'Or, à Beyoglu. C'est le quartier le plus dense de la ville en matière de cafés, de boutiques et de monde. Le matin, vous traversez le pont de Galata et montez dans la tour, l'après-midi vous remontez Istiklal, et le soir vous terminez place Taksim.

Pont de Galata

Pont de Galata et Nouvelle Mosquée vus d'en haut© Bjørn Christian Tørrissen · CC BY-SAPhoto : Bjørn Christian Tørrissen, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

Le pont de Galata est un passage à deux niveaux au-dessus de la Corne d'Or, long d'environ un demi-kilomètre et large de plus de quarante mètres. Le premier pont en bois à cet emplacement est apparu au milieu du XIXe siècle, et la dernière reconstruction y a ajouté des rails de tramway. La section centrale s'ouvre pour laisser passer les grands navires.

Le niveau supérieur est occupé par les piétons et les pêcheurs, qui tendent leur canne au-dessus de l'eau dès le matin. On y vend aussi de la street food: des sandwiches de poisson balik ekmek, des châtaignes grillées et des moules farcies. Le niveau inférieur est réservé aux restaurants, des petites cantines aux salles de restaurant chics. Traversez le pont à pied au moins une fois, la vue sur la ville vaut le détour.

  • Coût: gratuit, nourriture et restaurants à prix de menu.

Tour de Galata

Tour de Galata sous la neige d'hiver face aux toits d'Istanbul© Melih1969 · CC BY-SAPhoto : Melih1969, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

La tour de Galata se dresse à six cents mètres du pont et se voit depuis presque partout dans le centre. La tour en pierre a été construite ici par les Génois en 1348. Elle est bâtie sur une colline, ce qui la fait paraître plus haute qu'elle ne l'est: sa hauteur est d'environ soixante-dix mètres, et ses murs atteignent quatre mètres d'épaisseur.

Le billet coûte environ 30 EUR pour les touristes étrangers (en 09/2026, billets pour la plateforme d'observation), et mieux vaut l'acheter en ligne pour un créneau horaire précis. Un ascenseur et des escaliers vous mènent au sommet, et depuis la plateforme d'observation vous verrez la Corne d'Or, Beyoglu et le Bosphore avec la rive asiatique de la ville. Venez à l'ouverture ou juste avant la fermeture, sinon la file d'attente vous prendra une heure.

  • Coût: environ 30 EUR, les billets à horaire fixe se vendent en ligne pour les créneaux de la tour.

  • Le piège: la file d'attente à l'entrée est longue en haute saison, réservez votre créneau à l'avance.

Rue Istiklal

Rue Istiklal bondée avec des drapeaux turcs© Robot8A · CC BY-SAPhoto : Robot8A, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Istiklal s'étend sur près d'un kilomètre et demi, de la tour de Galata à la place Taksim. Son nom se traduit par «indépendance», et la rue est depuis longtemps la promenade principale de la ville. Les voitures n'y circulent pas, à l'exception du tramway historique, ce qui permet de marcher agréablement même le week-end.

Boutiques, librairies, restaurants et boîtes de nuit bordent la rue. En chemin, vous passez devant l'église Saint-Antoine-de-Padoue, l'église grecque de la Sainte-Trinité, la synagogue Neve Shalom et le lycée de Galatasaray, en activité depuis le XVe siècle. Ne manquez pas Cicek Pasaji, une arcade néoclassique avec ses fleuristes et sa coupole de verre, ouverte en 1876.

  • Coût: gratuit.

  • Comment y aller: à une centaine de mètres en montée depuis la tour de Galata.

Musée Madame Tussauds

Entrée du musée Madame Tussauds d'Istanbul© Vano111ru · CC BYPhoto : Vano111ru, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0), Wikimedia Commons

Le Madame Tussauds d'Istanbul se trouve dans le centre commercial Grand Pera, en plein sur Istiklal. L'exposition s'ouvre sur une salle consacrée à Atatürk et à d'autres figures de l'histoire turque: les sultans Mehmed II et Soliman, l'architecte Sinan, le poète Rumi et la première femme pilote Sabiha Gokcen. La collection est modeste, mais on reconnaît les personnages au premier coup d'œil.

Outre les figures nationales, on y trouve des répliques de scientifiques, de musiciens, de sportifs et de personnages de dessins animés célèbres. Une salle explique comment sont fabriquées les figures de cire, et vous pouvez y mouler votre propre main. Une heure suffit pour tout voir, alors passez-y s'il pleut ou si vous êtes fatigué de la rue.

  • Coût: entrée payante, billets vendus sur place et en ligne.

  • Pour qui: les familles avec enfants et ceux qui veulent faire une pause entre deux balades.

Place Taksim

Monument de la République sur la place Taksim à Istanbul© Belovvv · CC BY-SAPhoto : Belovvv, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Taksim est le carrefour le plus animé d'Istanbul, là où commencent Istiklal et les grands boulevards de la ville. Son nom vient de l'ouvrage ottoman de distribution d'eau qui se dressait ici au XVIIIe siècle. Au centre de la place se trouve depuis 1928 le monument de la République, haut comme un immeuble de quatre étages.

De là, il est facile de partir dans différentes directions: la route vers Dolmabahce et Ortakoy descend vers l'eau. La photo incontournable, c'est le tramway nostalgique rouge qui circule entre Taksim et la station Tunel. La petite rame à l'intérieur en bois roule tous les jours et transporte plusieurs milliers de personnes, et il vaut mieux y monter au terminus.

  • Coût: gratuit.

  • Le piège: le soir et le week-end, la place est très fréquentée, gardez les enfants près de vous.

Église de la Sainte-Trinité

Rue d'Istanbul à Beyazıt avec un sebil ottoman© alibarisondul · CC BYPhoto : alibarisondul, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0), Wikimedia Commons

L'église de la Sainte-Trinité, au sud de Taksim, est l'une des plus grandes églises orthodoxes d'Istanbul. La paroisse a ouvert à la fin du XIXe siècle, et le site abritait auparavant un cimetière grec et une petite église en bois. L'architecte a mêlé le néobaroque à des éléments de basilique, si bien que l'édifice ne ressemble pas aux autres églises de la ville.

La façade est encadrée par deux hauts clochers, et à l'intérieur, les points forts sont les fresques du plafond et les icônes grecques, dont certaines sont antérieures à la conquête ottomane. Douze fenêtres de la coupole symbolisent les apôtres.

  • Coût: entrée gratuite, c'est une église en activité.

  • Pour qui: ceux qui veulent découvrir le patrimoine orthodoxe hors des circuits touristiques.

Jour 4: la rive asiatique et les palais du Bosphore

Le quatrième jour commence par une traversée en ferry: sans la rive asiatique, votre découverte d'Istanbul reste incomplète. Le matin, vous passez à Kadikoy, l'après-midi, vous longez l'avenue Bagdat, et sur le chemin du retour, vous apercevez les palais et une mosquée de la rive européenne.

L'avenue Bagdat

Cyclistes sur l'avenue de Bagdad à Istanbul© CeeGee · CC BY-SAPhoto : CeeGee, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), Wikimedia Commons

L'avenue Bagdat commence à l'embarcadère de Kadikoy et longe la mer de Marmara. Elle fait partie de l'ancienne route qui menait de Byzance aux cités lyciennes, et elle doit son nom à la victoire de Murad IV dans la guerre contre la Perse. Aujourd'hui, c'est la principale artère commerçante de la rive asiatique.

Les boutiques y sont aussi nombreuses qu'à Istiklal, mais la foule est différente: surtout des habitants, pas des touristes. Sur le tronçon entre les rues Kiziltoprak et Suadiye se succèdent des dizaines de grands magasins et de boutiques. Le soir, les restaurants et les clubs se remplissent de riverains, et les jours de fête, l'avenue accueille défilés et festivals. Venez ici pour la vie urbaine ordinaire, pas pour les monuments.

  • Comment s'y rendre: ferry depuis Eminonu ou Karakoy jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy.

  • Pour qui: ceux qui sont lassés des rues touristiques de la rive européenne.

La gare de Haydarpasa

Gare de Haydarpaşa en bord de mer© Starliner · CC BY-SAPhoto : Starliner, CC BY-SA (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/), Wikimedia Commons

La gare de Haydarpasa a été construite au début du XXe siècle sur les plans d'architectes allemands, et elle devait être le terminus du chemin de fer Berlin-Bagdad. Le bâtiment néoclassique, avec ses horloges baroques et ses tourelles, repose sur des pilotis au bord de l'eau, pour que les voyageurs puissent facilement rejoindre les ferries. Par sa surface au sol, la gare équivaut à un grand centre commercial.

En 2010, un incendie s'est déclaré ici pendant la restauration, et après l'ouverture du tunnel sous-marin Marmaray, la gare a été fermée. Aujourd'hui, on promet d'installer un musée, un hôtel et un centre commercial dans différentes ailes du bâtiment. Pour l'instant, vous ne pouvez admirer que la façade depuis le quai: l'accès à l'intérieur est impossible.

  • Coût: l'observation depuis l'extérieur est gratuite.

  • Le piège: le bâtiment est fermé, personne n'est autorisé à entrer.

La tour de la Vierge

Tour de la Vierge de nuit, éclairée en rouge avec des faisceaux laser© Melih1969 · CC BY-SAPhoto : Melih1969, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

La tour de la Vierge se dresse sur un minuscule îlot au milieu du Bosphore, et l'année exacte de sa construction reste inconnue. Certains historiens datent la tour des guerres entre Sparte et Athènes, d'autres du règne de Constantin, où elle servait de fort de guet. Une légende sur une princesse et une prophétie qui s'est accomplie le jour de sa majorité y est rattachée.

La vie moderne de la tour a commencé au début des années quatre-vingt-dix, lorsqu'elle a été restaurée et transformée en centre culturel. Aujourd'hui, elle abrite une plateforme d'observation, un restaurant, un bar et une boutique de souvenirs. Le seul moyen d'y accéder est par l'eau: des bateaux partent des embarcadères de Salacak et de Kabatas toutes les quinze minutes.

  • Coût: il faut un billet de bateau, le restaurant est à la carte.

  • Pour qui: ceux qui veulent voir le Bosphore autrement que depuis la rive.

Dolmabahce

Salle ornée du palais de Dolmabahçe avec un lustre© Sergey A. Demidov · CC BYPhoto : Sergey A. Demidov, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0), Wikimedia Commons

Dolmabahce est apparu au milieu du XIXe siècle, lorsque Abdulmejid Ier a décidé de remplacer le médiéval Topkapi par une résidence plus européenne. La façade s'étire le long du Bosphore sur près de six cents mètres, et à l'intérieur se cachent des dizaines de salles, des centaines de pièces, des hammams et des lavabos. Le décor rivalise avec les plus beaux palais d'Europe: plafonds dorés, colonnes, tapis faits main.

La principale richesse du palais réside dans ses intérieurs authentiques: la salle de cérémonie, les appartements du sultan, le harem et l'escalier impérial. On y expose aussi une collection de tableaux d'Aivazovsky et un immense lustre en cristal offert au sultan par la reine Victoria. Dans l'une des pièces se trouve le lit sur lequel Ataturk est mort à la fin des années trente du siècle dernier.

  • Coût: l'entrée est payante, billets sur le site des palais nationaux.

  • Pour qui: ceux qui veulent voir un palais ottoman de l'intérieur, pas seulement ses murs depuis l'extérieur.

La mosquée d'Ortakoy

Mosquée d'Ortaköy sur la rive du Bosphore avec le pont© Armenian World · CC BYPhoto : Armenian World, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0), Wikimedia Commons

La mosquée d'Ortakoy, ou grande mosquée Mecidiye, se dresse juste à côté du pont du Bosphore et passe pour l'une des plus belles de la ville. Elle a été construite au milieu du XIXe siècle à l'emplacement d'un temple détruit lors du soulèvement de 1730, mais le nouveau bâtiment a lui aussi souffert d'un tremblement de terre et d'un incendie. La restauration ne s'est achevée qu'au cours de ce siècle.

De l'extérieur, c'est un mélange de néoclassicisme et de baroque ottoman: deux minarets en marbre blanc avec balcons, un dôme clair et, attenants, les appartements du sultan avec leur harem. À l'intérieur, les murs sont revêtus de mosaïque rose, la calligraphie arabe a été ajoutée, et la salle de prière est inondée de lumière par de grandes fenêtres. Le soir, la salle est éclairée par un immense lustre en cristal.

  • Coût: l'entrée est gratuite, c'est une mosquée en activité.

  • Comment s'y rendre: depuis Dolmabahce en longeant le quai, puis sous le pont.

Jour 5: Topkapi, Gulhane et le Grand Bazar

Le cinquième jour est consacré au cap de Sarayburnu, où la domination ottomane sur la ville a commencé. C'est là que se dressent le palais de Topkapi, le parc Gulhane et le musée archéologique, et l'itinéraire se termine au Grand Bazar bruyant. Venez à l'ouverture, car les palais occupent presque toute la journée.

Topkapi

Salle de la Circoncision avec ses carreaux au palais de Topkapi© Jorge Láscar from Australia · CC BYPhoto : Jorge Láscar from Australia, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), Wikimedia Commons

Topkapi a commencé à être construit au milieu du XVe siècle sur ordre de Mehmed le Conquérant, immédiatement après la prise de la ville. Pendant près de quatre cents ans, le palais a servi de résidence aux sultans ottomans, et au début du XXe siècle, il a été transformé en musée. Le nom se traduit par «porte du canon», et le complexe lui-même, avec ses quatre immenses cours, est comparable par sa taille à une petite ville.

Les salles exposent des trônes dorés, des vêtements ornés de pierres précieuses, le poignard de Topkapi et le célèbre diamant du tailleur de cuillères. Un trésor à part est constitué des reliques du Prophète: une bannière, un cheveu de sa barbe et un fragment de dent. Prévoyez au moins deux heures rien que pour un aperçu rapide du complexe, et le harem avec ses trois cents pièces, son hôpital et ses bains vous prendra une heure de plus.

  • Coût: un billet combiné pour le palais et le harem coûte environ 55 EUR (en 09/2026, billets pour le palais et le harem).

  • Le piège: le palais est fermé le mardi, planifiez votre journée à l'avance.

Parc Gulhane

Enseigne rouge ISTANBUL sur une allée de parc© Another Believer · CC BY-SAPhoto : Another Believer, CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Le parc Gulhane jouxte Topkapi, et son nom se traduit par «maison des roses». Sous les Ottomans, il faisait partie des jardins du sultan, où personne d'autre que la famille régnante n'était autorisé. Le parc a été ouvert au public en 1912, et depuis, il reste l'endroit le plus tranquille du bruyant Sultanahmet.

Vous y trouverez le pavillon de la Parade, le musée des sciences et technologies islamiques et la colonne gothique, qui a plus de mille cinq cents ans. Au printemps, le parc devient le lieu principal du festival des tulipes: les parterres se transforment en tableaux vivants, et la fête de la ville commence ici même. L'entrée est gratuite.

  • Coût: l'entrée est gratuite.

  • Pour qui: ceux qui veulent se reposer entre deux musées et manger sur un banc.

Musée archéologique

Cour des musées archéologiques d'Istanbul avec le bâtiment principal© Osama Shukir Muhammed Amin FRCP(Glasg) · CC BY-SAPhoto : Osama Shukir Muhammed Amin FRCP(Glasg), CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), Wikimedia Commons

Le musée archéologique d'Istanbul a été fondé à la fin du XIXe siècle, lorsque le sarcophage d'Alexandre le Grand a été découvert lors de fouilles à Sidon, au Liban. La collection s'est enrichie jusqu'à compter des centaines de milliers de pièces et occupe trois bâtiments à côté du parc Gulhane. C'est l'un des plus grands musées de ce type au monde.

Les salles contiennent des trouvailles de la Grèce antique, d'Égypte, d'Anatolie, de Mésopotamie et de Babylone: tombeaux, statues, bas-reliefs, pièces de monnaie, armes et fragments de colonnes. La plus forte impression est produite par les fragments de la porte d'Ishtar de Babylone avec des représentations de créatures mythiques et les sarcophages lyciens. Prévoyez au moins trois heures pour la visite, sinon vous passerez en courant devant la moitié de la collection.

  • Coût: l'entrée est payante, vérifiez le prix et les horaires sur l'entrée du musée archéologique.

  • Pour qui: ceux qui sont venus à Istanbul pour l'histoire, pas seulement pour les mosquées.

Grand Bazar

Passage du Grand Bazar avec ses voûtes peintes et ses boutiques© qwesy qwesy · CC BYPhoto : qwesy qwesy, CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0), Wikimedia Commons

Le Grand Bazar est un marché couvert qui s'étend sur plusieurs pâtés de maisons, avec des milliers de boutiques. Mark Twain l'a appelé une ruche de mille petites échoppes dès le XIXe siècle, et peu de choses ont changé depuis. Le bazar remonte au milieu du XVe siècle, lorsque Mehmed II a ordonné la construction des premiers pavillons couverts pour le commerce.

À l'intérieur, des dizaines de rues traversent le complexe, ainsi que des mosquées, un hammam, une école et des cafés. Les marchandises sont regroupées par rangées: la céramique dans un secteur, les tapis dans un autre, puis les textiles, les épices et les sucreries. Les prix ici visent les touristes, alors marchandez calmement et partez si la remise ne vous convient pas.

  • Coût: l'entrée est gratuite, le marchandage est de mise.

  • Pour qui: ceux qui veulent acheter des cadeaux en un seul endroit.

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Comment rejoindre le centre depuis l'aéroport

Istanbul accueille les vols via deux aéroports. L'aéroport Sabiha Gökçen (SAW) dessert les compagnies low-cost européennes, tandis que le Nouvel Aéroport (IST) prend en charge la majorité des touristes. Le nouveau terminal se trouve à environ quarante kilomètres de Sultanahmet, alors vérifiez bien où arrive votre vol.

Les bus HavaIst vous emmènent au centre. Cherchez les panneaux Otobüs/Servis/Araç et prenez la ligne vers Sultanahmet ou Taksim: le trajet dure de cinquante minutes à une heure et demie, selon la circulation. Vous pouvez payer par carte bancaire ou avec un Istanbulkart, vendu dans les machines jaunes aux arrêts.

Un transfert depuis l'hôtel vous y amène en quarante-cinq minutes, et les taxis opèrent aux sorties vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Réservez une voiture à l'avance via les applications de transport et n'acceptez pas les chauffeurs non officiels à la sortie du terminal. Dans le centre, vous n'avez pas besoin de voiture: le tramway, le métro et le ferry couvrent tout l'itinéraire de cet article.

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L'itinéraire d'Istanbul sur la carte

Les points des cinq jours sont rassemblés sur une seule carte. Ouvrez-la sur votre téléphone et avancez à votre rythme: l'itinéraire se divise facilement en plusieurs parties si vous êtes fatigué ou si le temps se gâte.

Que voir à Istanbul en 5 jours

Lieux sur la carte
  1. 1Place de l'Hippodrome Arène des courses de chars, obélisque égyptien, colonne de Constantin et colonne serpentine
  2. 2Mosquée bleue Mosquée du sultan Ahmed Ier, environ vingt mille carreaux d'Iznik
  3. 3Sainte-Sophie Le principal monument de la ville, une cathédrale du VIe siècle, aujourd'hui une mosquée en activité
  4. 4Musée des mosaïques du Grand Palais Mosaïques de sol du Grand Palais de Constantinople, découvertes dans les années 1930
  5. 5Palais d'Ibrahim Pacha Musée des arts turc et islamique dans l'ancienne résidence du grand vizir
  6. 6Citerne basilique Réservoir souterrain du Grand Palais, 336 colonnes et têtes de Méduse
  7. 7Citerne de Théodose Le deuxième réservoir souterrain de la ville, trente-deux colonnes, peu de touristes
  8. 8Mosquée de Bayezid Complexe avec un imaret, un caravansérail et le bazar du livre Sahaflar
  9. 9Mosquée Süleymaniye La deuxième plus grande mosquée de la ville, tombes de Soliman et Hürrem dans le jardin
  10. 10Colline de Pierre Loti Panorama sur la Corne d'Or et la vieille ville, montée en téléphérique
  11. 11Murailles de Théodose Murailles défensives de Constantinople du Ve siècle, mieux conservées dans le quartier de Fatih
  12. 12Mosquée Mihrimah Sultan Construite par Sinan pour la fille de Soliman le Magnifique, un seul minaret
  13. 13Kariye (Chora) Ancienne église du Saint-Sauveur in Chora, mosaïques byzantines du XIVe siècle
  14. 14Balat et Fener Quartiers voisins sur la Corne d'Or, ruelles étroites aux maisons colorées
  15. 15Pont de Galata Traversée à deux niveaux de la Corne d'Or, pêcheurs sur le niveau supérieur
  16. 16Tour de Galata Plateforme d'observation avec vue sur la Corne d'Or, Beyoğlu et le Bosphore
  17. 17Rue Istiklal Un kilomètre et demi de la tour à Taksim, boutiques et tramway historique
  18. 18Musée Madame Tussauds Figures de cire de l'histoire turque dans le centre commercial Grand Pera
  19. 19Place Taksim Le principal centre névralgique de la ville, le monument de la République et un tramway nostalgique
  20. 20Église de la Sainte-Trinité Une grande église orthodoxe au sud de Taksim, fresques et icônes grecques
  21. 21Avenue Bagdat La principale rue commerçante de la rive asiatique, presque 14 km le long de la mer
  22. 22Gare de Haydarpaşa Une gare néoclassique du début du XXe siècle sur pilotis au bord de l'eau, fermée à l'intérieur
  23. 23Tour de Léandre Une tour sur un îlot au milieu du Bosphore avec plateforme d'observation et restaurant
  24. 24Dolmabahçe Un palais du milieu du XIXe siècle sur les rives du Bosphore, tableaux d'Aïvazovski
  25. 25Mosquée d'Ortaköy La grande mosquée Mecidiye près du pont du Bosphore, mosaïque rose à l'intérieur
  26. 26Topkapı La résidence des sultans avec quatre cours, un harem et des reliques du Prophète
  27. 27Parc Gülhane Anciens jardins du sultan à côté de Topkapı, site du festival des tulipes
  28. 28Musée archéologique Découvertes de Grèce, d'Égypte et de Mésopotamie, porte d'Ishtar et sarcophages
  29. 29Grand Bazar Un marché couvert depuis le XVe siècle, des milliers d'échoppes et du marchandage dans presque chaque allée

⁉️🤔 Questions fréquentes

De combien d'argent avez-vous besoin pour cinq jours à Istanbul?

Comptez 60 à 100 € par jour et par personne, hors hôtel. Pour les tarifs actuels des billets, voir tarifs des musées. Une seule Istanbulkart suffit pour les transports.

Où acheter une Istanbulkart et comment l'utiliser?

La carte est vendue dans les machines jaunes aux arrêts et dans le métro, et vous pouvez aussi la recharger sur place. Une carte fonctionne pour plusieurs personnes; il faut la valider à chaque entrée. Sans la carte, un ticket à l'unité coûte plus cher, et une carte anonyme ne donne pas droit à la réduction de correspondance.

Quels jours les musées sont-ils fermés?

Certains musées sont fermés le lundi; le jour de fermeture de Topkapı est indiqué dans la description du palais. Sainte-Sophie est ouverte tous les jours, mais l'entrée est fermée pendant les heures de prière. Avant votre voyage, vérifiez les horaires sur horaires des musées, car les horaires changent selon la saison.

Cinq jours suffisent-ils pour Istanbul?

C'est suffisant pour les principaux sites si vous consacrez chaque journée à un quartier. Si vous voulez ajouter les îles aux Princes, Beşiktaş ou le musée Istanbul Modern, prévoyez une semaine. L'itinéraire ci-dessus peut être raccourci à trois jours en supprimant la rive asiatique et le Grand Bazar.

Le Museum Pass vaut-il la peine d'être acheté?

Le moment où le pass est rentable est expliqué dans la section budget ci-dessus. Comparez les prix sur tarifs du Museum Pass avant d'acheter.

En bref: quoi réserver

Si vous visitez Istanbul pour la première fois, un pied-à-terre à Sultanahmet vous fait gagner une heure de marche chaque jour: trouvez un hôtel à Sultanahmet sur Trip.com. Si vous manquez de temps et ne voulez pas faire la queue, prenez des visites et des billets sur GetYourGuide: avec un guide, vous pouvez couvrir Sainte-Sophie et Topkapı en une journée. Réservez votre transfert depuis l'aéroport à l'avance et achetez une Istanbulkart une fois sur place.